Faits divers

Il massacre un camarade de classe et montre une photo du cadavre à un ami

Le 31 mars 2017, un adolescent du nom de Clément Brisse est retrouvé mort. Le prévenu, appartenant au même lycée que la victime, avait montré une photo du cadavre à un camarade, qui a caché ce fait aux policiers.

Cet élève d’un lycée professionnel de la Somme, tout juste âgé de 18 ans, a été écroué jeudi soir pour le meurtre d’un camarade de classe en mars dernier dans le village de Ham. Il nie tout en bloc, mais un ami affirme que ce dernier lui a montré une photo du cadavre suite au meurtre.

Une photo choquante qui a été dissimulée

Le corps sans vie de Clément Brisse, qui faisait partie de la même classe que le suspect, avait été découvert le 31 mars 2017. Le meurtrier présumé avait alors été interrogé par la police, car il était la dernière personne à l’avoir vu en vie. 

Puis, les expertises ADN réalisées sur le jeune homme ont permis de montrer que le sang de la victime était présent sur l’une des chaussures qu’il portait le jour du meurtre, selon Alexandre de Bosschère, magistrat en charge de cette affaire. Pourtant, le jeune homme avait toujours nié s’être trouvé sur les lieux du crime.

Le cadavre de Clément Brisse, âgé de 16 ans au moment du meurtre, flottait dans un étang, à quelques centaines de mètres seulement du lycée professionnel Peltier où il étudiait. Il avait vraisemblablement été égorgé et poignardé au ventre. Les enquêteurs avaient d’abord pensé à un suicide.

La thèse du harcèlement étudiée

Mais ces derniers ont vite découvert que Clément Brisse avait affirmé être victime de harcèlement avant son meurtre. Cette nouvelle information pourrait ainsi permettre de mieux comprendre le mobile de ce crime horrible.

Un camarade du meurtrier présumé a également été mis en examen pour “faux témoignage“. En effet, il est accusé d’avoir dissimulé des faits graves pour protéger son ami. Ce dernier lui aurait ainsi montré une photo du cadavre de Clément Brisse avant que son corps de ne soit découvert, fait qu’il a pris soin de cacher aux enquêteurs.

Cette commune de 4 700 habitants n’avait jamais été le théâtre de faits aussi graves auparavant. Les deux jeunes hommes n’ont pas encore été mis en examen pour faits de harcèlement, mais l’enquête pourrait bien faire ressortir des éléments-clés à ce sujet. Deux autres suspects avaient également été placés en garde à vue suite à l’interpellation du prévenu mais ont depuis été relâchés.

 

Publié le vendredi 9 février 2018 à 18:02, modifications vendredi 9 février 2018 à 16:33

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