Faits divers

Agen : Une fillette de 18 mois violée à mort par sa mère et son compagnon

Un couple est suspecté d’avoir violé et tué une enfant âgée de 18 mois. Il a été placé en garde à vue ce jeudi 23 novembre à Agen.

Dimanche 19 novembre, la petite Joyanae est transportée à l’hôpital d’Agen par sa mère et son beau-père. Ils expliquent alors aux médecins que la fillette de 18 mois a fait une mauvaise chute à leur domicile, rapporte Sud Ouest.

Admise aux urgences dans un état critique, la petite fille décède en raison de lésions trop importantes. Les médecins avaient repéré une hémorragie au niveau de l’abdomen. Mais ils ont également découvert des “traces suspectes” sur le corps de l’enfant. L’équipe médicale décide donc de signaler le cas au parquet d’Agen. La théorie de la mauvaise chute est rapidement écartée après l’ouverture de l’enquête…

Des traumatismes au niveau des organes sexuels

Ainsi, l’autopsie pratiquée sur le corps de la petite victime confirme les soupçons des urgentistes : le bébé n’est pas mort suite à une chute. La vérité est bien plus sordide. Joyanae aurait été violée et rouée de coups. Le médecin légiste a notamment découvert des traumatismes et des lésions importantes au niveau des organes sexuels de la petite.

L’enquête s’oriente dès lors vers un viol et un homicide volontaire pour le parquet d’Agen. Mis en garde à vue ce jeudi 23 novembre, la mère d’une vingtaine d’années et son compagnon nient avoir exercé des violences sexuelles sur la petite fille selon La Dépêche. Le couple de jeunes Martiniquais a été présenté à un magistrat ce samedi 25 novembre.

“Le summum de l’horreur et du dégoût”

Chargée de la protection de l’enfance depuis une trentaine d’années sur Agen, Annie Gourgue, la présidente de l’association La Mouette, est très affectée par cette histoire.

Nous avons atteint le summum de l’horreur et du dégoût. (…) Je travaille depuis plus de trente ans dans le domaine de l’enfance maltraitée, mais je n’ai jamais vu cela. Nous avons déjà été saisis par le passé dans des affaires de sévices sexuels sur des tout-petits, mais avec ce décès nous avons atteint un niveau inégalé dans l’horreur. Dès lundi, nous nous portons partie civile, sauf si un magistrat nous désigne directement en tant qu’administrateur ad hoc pour représenter l’enfant. Mais quoi qu’il en soit, il est de notre devoir de nous impliquer dans ce terrible dossier.

A-t-elle déclaré dans les colonnes de La Dépêche.

Publié le samedi 25 novembre 2017 à 16:12, modifications samedi 25 novembre 2017 à 16:12

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