Faits divers

Affaire Maëlys : Les collègues de la mère de la petite fille disparue se mobilisent

Ils seront autorisés à donner leurs jours de RTT à la mère de Maëlys en solidarité avec la famille

Alors que l’enquête n’a toujours pas permis de retrouver Maëlys, la mère de la jeune enfant n’a pas repris le travail depuis la soirée tragique du mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Les collègues de la maman de Maëlys ont donc décidé de lui faire don de leurs RTT. Le personnel de l’hôpital de Pontarlier dans le Doubs s’est donc montré généreux et solidaire face au drame et à l’épreuve que traverse la famille de Maëlys.

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Afin d’aider la mère de Maëlys, ses collègues à l’hôpital de Pontarlier ont pris l’initiative de lui faire don de leurs RTT. La fillette a disparu dans la nuit du 26 au 27 août dernier lors d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère. Cette information a été dévoilée par L’Est Républicain :

Lors du Comité technique d’établissement du début du mois d’octobre, les représentants du personnel ont fait cette proposition.

Les collègues de la mère de Maëlys solidaires face à cette terrible épreuve

Chaque membre du personnel sera ainsi en mesure d’offrir à l’infirmière des RTT. Il leur suffira de le signaler avant le 9 décembre. Lydie Lefebvre, la déléguée syndicale du centre hospitalier, s’est confiée à L’Est Républicain :

Tout le monde a été profondément choqué par ce qu’il s’est passé. On a très vite su qu’il était question d’une de nos collègues. Ça touche encore plus.

La législation française dans le cadre des RTT

Le site Service-public.fr précise notamment les conditions spécifiques de la réduction du temps de travail.

La réduction du temps de travail (RTT) est un dispositif qui prévoit d’attribuer des journées ou des demi-journées de repos à un salarié dont la durée de travail est supérieure à 35 heures par semaine, dans la limite de 39 heures hebdomadaires. Le bénéfice des jours de RTT est fixé par une convention ou un accord (accord d’entreprise, le plus souvent). […] Le salarié qui bénéficie d’une journée ou demi-journée de RTT est rémunéré. Son salaire est maintenu dans les conditions habituelles. […] La procédure à respecter pour demander à bénéficier des jours de RTT est fixée par la convention ou l’accord applicable dans l’entreprise.

Le point sur l’enquête dans le cadre de la disparition de Maëlys

La mère de Maëlys n’a malheureusement pas été en mesure de reprendre le travail depuis la disparition de sa fille. La vie de cette famille a basculé lors d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Le principal suspect, Nordahl Lelandais, est un ancien militaire de 34 ans. Il continue de clamer son innocence. De nombreux détails troublants ont été relevés dans le cadre de l’enquête sur son attitude lors de la soirée. La mère du militaire a tenté d’implorer son fils afin qu’il lui dise toute la vérité. Nordahl Lelandais a été mis en examen pour enlèvement et séquestration. Les enquêteurs restent donc mobilisés dans cette affaire. La petite Maëlys n’a toujours pas été retrouvée. Un précédent geste de solidarité avait déjà été mis en place afin d’aider les parents de la jeune fille disparue.

Une erreur qui pourrait faire basculer l’enquête ?

La cour d’appel de Grenoble va donc se prononcer dans la journée mardi 21 novembre sur une requête qui pourrait faire annuler les premières déclarations de Nordahl Lelandais. Quatre jours après la disparition de la fillette de neuf ans, les gendarmes avaient interrogé le suspect. C’est durant cette première garde à vue qu’une erreur aurait  en effet été commise. La procédure aurait été menée dans un cadre correctionnel, possible quand une personne enlevée est relâchée avant sept jours. Maëlys étant introuvable, la procédure devait donc se dérouler dans un cadre criminel.

Les auditions du suspect effectuées le 31 août n’ont malheureusement pas été filmées. Le code pénal l’exige seulement pour une procédure criminelle, pas pour un délit. L’enjeu de l’audience et de l’arrêt pourrait donc être lourd de conséquence pour l’enquête. De nombreux éléments pourraient être annulés. Les trois premiers procès-verbaux du suspect et sa seconde garde à vue pourraient ainsi être remis en cause. La décision de la chambre aura notamment des conséquences sur la prochaine audition du suspect par les juges d’instruction. Nordahl Lelandais est, de son côté, incarcéré depuis le 3 septembre dernier.

La cour d’appel de Grenoble rendra sa décision le 30 novembre. Une requête en nullité, visant les premières déclarations en garde à vue de l’homme suspecté d’avoir enlevé la petite Maëlys, a été examinée ce mardi. C’est l’avocat de la défense, Alain Jakubowicz, qui vient de l’annoncer, selon des précisions du Parisien. Il n’a fait aucune autre déclaration. La requête de l’avocat de Nordahl Lelandais vise à faire annuler ses premières auditions en garde à vue, parce qu’elles n’avaient pas été filmées. Le Code pénal l’exige pourtant dans le cadre d’une procédure criminelle.

Publié le mardi 21 novembre 2017 à 14:39, modifications lundi 29 janvier 2018 à 15:10

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