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Expulsé de Turquie, Loup Bureau est arrivé à Paris

Après une détention de 51 jours dans une prison turque, le photojournaliste, Loup Bureau, a été expulsé vers Paris ce dimanche matin.

Après 51 jours de détention, Loup Bureau est enfin de retour en France.

Son avion en provenance d’Istanbul s’est posé à Roissy-Charles-de-Gaulle à 8h45 ce dimanche 17 septembre. Sous le coup d’une mesure d’expulsion, le reporter indépendant de 27 ans avait quitté samedi Sirnak en Turquie, avant de s’envoler du territoire turc dimanche à 6h13, heure locale.

Retrouvailles

L’annonce de sa libération avait été faite vendredi 15 septembre par l’un de ses avocats, Martin Pradel. Celui-ci avait évoqué sur Twitter un « soulagement immense pour la famille et les amis » de l’étudiant en journalisme.

Selon Libération, Loup Bureau a pris l’avion très tôt ce matin sous bonne escorte de la police turque. Une garde rapprochée directement dans l’avion pour qu’il ne puisse pas parler aux journalistes locaux.

Arrivé en France, le journaliste a été transporté du tarmac au pavillon d’honneur en minibus. Sa famille, ses amis et la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, sont venus à sa rencontre pour l’accueillir.

Libéré mais pas innocenté

Malgré la bonne nouvelle, l’avocat Martin Pradel a néanmoins appelé, toujours sur Twitter, à « poursuivre le combat ».

En effet, il a insisté  sur le fait que le dossier n’était « pas clos ».

Il y a deux jours, Rusen Aytac, l’avocate turc de Loup Bureau, avait dévoilé que le procureur de Sirnak instruisant l’affaire avait rendu un « acte d’accusation » pour terrorisme à son encontre.

Loup Bureau a toujours au-dessus de lui un risque de condamnation. Une condamnation extrêmement grave puisque cela voudrait dire que Loup est un terroriste

A rappelé Maître Pradel, son avocat.

L’étudiant en journalisme, arrêté le 26 juillet à la frontière entre l’Irak et la Turquie, était placé en détention provisoire depuis le 1er août.

La justice turque s’était toujours opposée à sa sortie de prison, le soupçonnant d’appartenance au YPG, un mouvement kurde syrien jugé « terroriste » par Ankara.

L’acte d’accusation pour terrorisme se base sur des photos retrouvées en sa possession qui le montrent en compagnie de combattants du groupe.

Des images datant, selon sa défense, d’un reportage sur les conditions de vie des populations syriennes, réalisé en 2013 et diffusé sur TV5 Monde.

Ainsi, bien que de retour en France, Loup Bureau fait toujours l’objet d’une enquête qui se poursuit en Turquie.

 

Publié le dimanche 17 septembre 2017 à 10:28, modifications dimanche 17 septembre 2017 à 10:28

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