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Emmanuel Macron : « il n’y a pas de programme de retour des djihadistes”

Le président de la République a démenti le retour possible de djihadistes en France. Il a tenu à rappeler que ces derniers avaient néanmoins le droit de demander la protection consulaire.

Il n’existe actuellement pas de programme de retour des djihadistes en France comme cela avait été annoncé, il y a peu de temps.

Les djihadistes seront judiciarisés en Syrie ou en Irak

Emmanuel Macron a tenté de rassurer en affirmant que la France n’accueillerait pas les djihadistes détenus en Syrie ou en Irak. Ils seront d’abord judiciarisés dans ces pays.

La France a toujours eu la même doctrine, qui consiste à dire que ceux qui, dans un théâtre de guerre, ont été incarcérés, en l’espèce par les FDS (Forces démocratiques syriennes) en Syrie et/ou par les autorités irakiennes, sont d’abord et avant toute chose judiciarisés dans ces pays lorsqu’on reconnait la justice.

A déclaré le chef de l’État devant les élus du Grand Est réunis pour le grand débat à l’Élysée.

Contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, il n’y a pas de programme de retour des djihadistes

A-t-il précisé.

Par contre, il a précisé que ces djihadistes étaient en droit de demander la protection consulaire.

Nous nous assurons dans ce cas que les droits de la défense sont bien assurés et, en particulier, que s’ils sont condamnés à la peine de mort, que celle-ci soit commuée en une peine à la perpétuité que nous reconnaissons.

a-t-il poursuivi.

Nicole Belloubet s’exprime sur le sujet

Par ailleurs, la ministre de la justice, Nicole Belloubet a indiqué que les autorités françaises veilleraient à ce que les droits de la défense soient respectés, pour les ressortissants français jugés en Irak.

Invité sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, la ministre de la justice a précisé, que si certains djihadistes sont condamnés à mort, la France pourrait donc intervenir et demander à la place la réclusion à perpétuité.

Les procès en Irak sont rapidement conduits, vous le savez bien (…) certains pourraient être condamnés à mort.

A lancé Jean-Jacques Bourdin à la ministre.

 Vous savez là aussi qu’il y a une limite, puisque notre pays n’accepte pas la peine de mort et donc si tel est le cas en Irak, évidemment nous interviendrions pour demander que cette peine ne soit absolument pas exécutée, c’est une condition sinequanone.

A répondu Nicole Belloubet.

Le président irakien Barham Saleh, présent en France, ce mardi 26 février annoncé lors d’une conférence de presse à l’Elysée, que 13 djihadistes français avaient été arrêtés et remis aux autorités Irakiennes. Ces derniers vont être jugés selon la loi Irakienne.

 

 

Publié le mercredi 27 février 2019 à 12:36, modifications mercredi 27 février 2019 à 12:36

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