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Crise de migrants : les campements grossissent dans Paris

Au nord de Paris, le ballet incessant des installations et des démantèlements de campements sauvages de migrants se répète depuis des mois. Près du métro Stalingrad, le nombre de tentes semblent grossir depuis le démantèlement de la Jungle de Calais. 

Doit-on parler de simple coïncidence ou de conséquence directe du démantèlement de la Jungle de Calais ?

Toujours est-il qu’entre l‘avenue de Flandre (dans le XIXème arrondissement) et les stations de métro Jaurès et Stalingrad, un « triangle de campements de migrants » du Nord-Est parisien ne cesse de se multiplier, alors que la mairie a déjà procédé ces derniers mois à plusieurs évacuations.

En effet, lors de la dernière évacuation parisienne du 16 septembre à Stalingrad, la Mairie de Paris et le gouvernement avaient estimé qu’il s’agirait de la dernière opération d’envergure avant l’installation d’un centre d’hébergement porte de la Chapelle.

Si bien que sous le métro aérien, place Stalingrad, une grande partie de l’espace a été grillagé après l’évacuation policière mi-septembre. Pourtant, le moindre bout de trottoir accessible est à présent recouvert de dizaines de tentes. Même cas de figures quelques mètres plus loin, près de la station Jaurès, où les tentes s’alignent le long du quai de Jemmapes, point de ralliement des Afghans.

Alors que les installations se multiplient et que de nouveaux migrants arrivent, les associations présentes sur place commencent à s’inquiéter de voir près de « 2.000 nouvelles personnes être arrivées en quelques jours ».

Il y a 3 jours, on distribuait 700 à 800 repas. Aujourd’hui, on est à plus de 1 000. Je ne sais pas comment on va faire.

A confié Charles Drane, un coordinateur de l’ONG Adventist Development and Relief Agency (Adra), qui distribue des repas le midi sur l’avenue de Flandre.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à pour sa part assuré, vendredi 28 octobre, que ce campement sauvage du Nord-Est Paris sera démantelé dans les jours qui viennent.

Il a également démenti que la plupart de ces migrants sont arrivés de Calais, qui abritait plus de 6000 personnes et qui est actuellement en cours de démantèlement et de démolition.

Il n’y a pas eu de mouvement de migrants entre Calais et Paris.

A-t-il assuré lors d’une visite d’un centre d’accueil et d’orientation à Gelos, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Difficile de dire d’où ils viennent mais une chose est sûre : ça grandit de manière inquiétante. Et il y a désormais des familles avec des enfants, parfois de quelques mois

A souligné Violette Baranda, une élue (ex-MoDem) du 19e arrondissement qui visite régulièrement ce « triangle des migrants » du nord parisien.

Du côté de la ville de Paris, on confirme qu’une évacuation doit intervenir « dans les jours qui viennent ». Elle devrait cette fois se faire en lien avec l’ouverture d’un centre humanitaire prévu la porte de la Chapelle.

Une ouverture qui a été retardée et qui est très attendue puisqu’elle doit permettre une prise en charge des migrants dès leur arrivée à Paris sans attendre que grossissent les campements précaires.

A condition que ce nouveau dispositif dispose d’une capacité d’accueil suffisante par rapport au nombre de migrants qui arrivent à Paris.

Publié le dimanche 30 octobre 2016 à 9:21, modifications dimanche 30 octobre 2016 à 9:21

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