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Benoît Hamon quitte le Parti socialiste

« Pas le socialisme et les socialistes »

Benoît Hamon a annoncé son départ du Parti socialiste, membre depuis trente ans, à l’occasion du lancement de son propre mouvement.

Ce samedi 1er juillet, Benoît Hamon a confirmé son départ du Parti socialiste.

L’ancien candidat socialiste éliminé au premier tour de l’élection présidentielle a profité du lancement de son «mouvement du 1er juillet», pour annoncer qu’il rompait définitivement avec le parti dont il était membre depuis trente ans.

Aujourd’hui j’ai décidé de quitter le Parti socialiste. Je quitte un parti mais je n’abdique pas l’idéal socialiste.

A-t-il lancé devant environ 11.000 personnes réunies sur la pelouse de Reuilly, dans le 12ème arrondissement de Paris.

L’ancien ministre de l’Education nationale a expliqué qu’il entendait désormais se consacrer à la reconstruction de la gauche, après « trente belles années » passées au Parti socialiste.

Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses, ma conviction est qu’aujourd’hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d’Epinay.

A ajouté Benoît Hamon, faisant référence à la naissance du Parti socialiste en 1971.

«  Participer à la reconstruction de la gauche »

Ainsi, son « Mouvement du 1er Juillet » a vocation, selon l’ancien élu, à « dépasser les partis » et à « converger » avec toute la gauche.

En outre, après avoir rendu hommage à Michel Rocard, Lionel Jospin, Martine Aubry, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon a appelé les socialistes à le rejoindre.

Aux militants qui restent, je ne leur dis pas adieu mais au revoir, à tout de suite dans les combats que nous allons mener, car nous aurons à nous retrouver tous ensemble dans la grande famille de la gauche.

Hasard du calendrier, le départ de Benoît Hamon du Parti socialiste intervient quelques jours seulement après celui de Manuel Valls, son ennemi juré et ex-adversaire à la primaire.

Pour ma part je vais m’atteler avec vous maintenant à participer à la reconstruction de la gauche.

A martelé Benoît Hamon, qui souhaite que son mouvement soit l’une « des poutres sur laquelle la gauche doit être reconstruite ».

Cependant, la démarche de Benoît Hamon peut apparaît pour l’instant solitaire.

Certains continueront à travailler au PS, je le souhaite. Je ne demande à personne de me suivre, je pense que ça ne serait pas efficace. On n’est pas là pour organiser une fraction du PS qui créerait une boutique ailleurs.

Des critiques envers Mélenchon et Macron. 

Il a ensuite expliqué qu’il ne croit toujours pas à l’homme providentiel, qu’il soit « jupitérien » ou « populiste ». Une dédicace au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, un « Sarkozy détendu ou Hollande décomplexé ».

Mais aussi à l’adresse du leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

Ainsi, si dans son discours, Benoît Hamon a salué les « Insoumis », il a aussi critiqué sans détour le « populisme » de Jean-Luc Mélenchon. Il juge que pour conquérir le vote populaire, il prend le risque de créer des « ponts intellectuels, des passerelles démocratiques » avec l’extrême droite.

Enfin, l’ancien ministre a réservé ses critiques les plus acerbes à Emmanuel Macron et à son gouvernement. Il a notamment estimé qu’ils représentaient l’incarnation d’une « minorité sociale » qui a choisi de « gouverner pour elle-même ».

Finalement, Benoît Hamon a ajouté qu’il n’est « fâché» avec personne. Pour lui, son départ est un « cheminement logique ». Ainsi, il donne rendez-vous à sa nouvelle bande à l’automne pour un grand rassemblement.

Publié le dimanche 2 juillet 2017 à 10:23, modifications dimanche 2 juillet 2017 à 10:23

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