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Avortement : les propos très maladroits de Lena Dunham, réalisatrice de Girls

Lena Dunham a tenu des propos de très mauvais goût concernant l’IVG. Elle voulait a priori bien faire, mais c’est raté…

Certaines personnes ne servent pas la cause qu’elles veulent défendre. Lena Dunham en est la preuve. Réputée pour ses prises de position féministes, l’actrice et réalisatrice de la série Girls a tenu des propos sur l’avortement qui ont fait bondir les femmes elles-mêmes…

Sur son dernier podcast Women of the Hour, Lena Dunham a expliqué que, pour mieux parler de l’IVG et défendre ce droit, elle aurait aimé subir un avortement…

Pourtant, le podcast commençait bien. L’Américaine aux deux Golden Globes raconte qu’elle a été élevée par une mère “pro-choice” :

C’est à un jeune âge qu’elle nous a appris, à ma petite sœur et moi, à dire “anti-choix” plutôt que “pro-vie”, parce qu’elle voulait être sûre que nous sachions que tout le monde est pro-vie. Mais que certaines personnes sont anti-choix.

Jusque-là, pas de problème. Mais elle a ensuite complètement dérapé… confiant qu’elle aurait aimé vivre un avortement pour pouvoir se positionner avec plus de légitimité.

Il y a quelques années, alors que je visitais un planning familial au Texas, une jeune fille est venue à moi pour me demander si je voulais bien faire partie d’un projet permettant aux femmes de partager leurs expériences. J’ai réagi au quart de tour. Je lui ai dit  “je n’ai jamais avorté”. Je voulais que ce soit clair que, même si je voulais me battre pour ces droits, je n’en avais jamais profité. Et j’ai réalisé que même moi j’avais des a priori autour de cette question. Moi, la femme qui se sent si concernée par le droit de la femme à choisir pour elle-même, j’ai ressenti le besoin de faire comprendre aux gens que je ne faisais pas partie de cette catégorie. Aujourd’hui, je n’ai toujours pas vécu d’avortement, mais j’aurais aimé que ce soit le cas.

De vives réactions et des excuses

Les réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter, ne se sont pas fait attendre. Les femmes, et plus particulièrement celles qui ont dû subir un avortement, ont été choquées par de tels propos. En effet, l’interruption volontaire de grossesse n’est pas une “expérience” que l’on souhaite vivre… Certaines l’ont accusée de “caricaturer le féminisme libéral“.

Lena Dunham, embarrassée par la polémique suscitée, a fait son mea culpa sur Instagram :

J’espère que ma blague d’un goût douteux ne desservira pas le travail extraordinaire des femmes qui ont participé à l’émission. Ces mots étaient prononcés par la ‘’fille délirante’’ qui m’habite souvent, naviguant entre la sagesse et l’ignorance (comme dans ma série télé), et c’est mal passé. C’est ma faute. Je ne rendrais jamais, jamais intentionnellement triviaux les défis émotionnels et physiques que demande l’interruption d’une grossesse. Mon seul but est d’alerter les gens et faire cesser la stigmatisation. Je place le droit à l’avortement en Amérique au-dessus de tout, et je suis responsable de mes mots, même s’ils étaient mal exprimés et ne servaient pas bien la cause.

Par ailleurs, la jeune trentenaire a expliqué qu’elle avait fait une donation conséquente aux antennes de New York, du Texas et de l’Ohio du National Network of Abortion Funds.

Publié le jeudi 22 décembre 2016 à 12:51, modifications jeudi 22 décembre 2016 à 11:54

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