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Affaire Troadec : des lingots d’or de la Seconde Guerre mondiale à l’origine du drame ?

Selon Le Télégramme, un trésor datant de la Seconde guerre mondiale serait à l’origine du quadruple meurtre de la famille Troadec.

Trésor caché, navires chargés d’or, Seconde Guerre mondiale… Les derniers éléments de l’enquête dans l’affaire Troadec pourraient servir de base pour un scénario de film d’espionnage.

En effet, Le Télégramme a dévoilé vendredi 10 mars l’histoire incroyable des lingots d’or qui auraient incité Hubert Caouissin à assassiner son beau-frère Pascal, son épouse, Brigitte et leurs deux enfants, Sébastien et Charlotte, dans leur pavillon d’Orvault, la petite commune tranquille qui jouxte Nantes (en Loire-Atlantique).

Ainsi, les enquêteurs ont cherché à déterminer comment ce précieux métal s’était glissé dans l’héritage du père de Pascal et de sa sœur Lydie, également compagnon d’Hubert Caouissin ?

En effet, dans les colonnes du Parisien, la mère de Pascal Troadec avait expliqué que son époux, un ex-artisan plâtrier, avait fait main-basse sur ce fabuleux butin de façon fortuite en 2006. Il avait découvert ce trésor lors de travaux effectués chez une locataire dans un immeuble du quartier de Recouvrance à Brest.

Des lingots d’or datant de 1940

En outre, pour Le Télégramme, il semble que les tribulations du magot ont débuté en 1940.

Logées dans les coffres de la Banque de France à Paris, l’or devaient quitter les lieux au plus vite. Et pour cause, les soldats allemands se rapprochaient dangereusement de la capitale. Pressé par l’urgence, le ministre des Finances de l’époque, Lucien Lamoureux, a donné l’ordre d’acheminer le vaste trésor vers le port de Brest pour l’exfiltrer par bateaux vers des nations alliées.

Ainsi, ce sont près de 736 tonnes d’or qui se seraient amoncelées dans la cité bretonne, prêtes à prendre le large, selon Le Télégramme.

Hélas dans le feu de l’action, 50 kg d’or, probablement tombées d’un navire en rade de Brest, n’ont jamais été retrouvés.

Ces 50 kilos d’or, c’est Joseph, mon père, avec trois amis, qui les ont remontés du fond du port de Brest, en juin 1940. Quelques jours après que tout l’or de la Banque de France est parti par bateaux.

A déclaré une femme au quotidien régional.

Elle a ainsi narré cette équipée nocturne.

Deux hommes ont plongé quai de Lannion pour tenter de mettre la main sur le trésor. Pendant ce temps deux autres, dont Joseph, faisaient le guet à la surface. L’opération de repêchage ayant été un succès, l’or a promptement été caché sous le bois de chauffage, chez la tante de Joseph.

Pourtant, à mesure la fin de la guerre approchait, l’inquiétude de Joseph grandissait. En effet, la Banque de France était à la recherche ce son précieux bien.

Pris par la panique, le chasseur de trésor a alors décidé de se débarrasser de l’encombrant magot. Il l’a rapidement abandonné dans un immeuble désaffecté de Recouvrance.

Des lingots d’or comme mobile ?

Ce même quartier où le père Troadec aurait découvert le pactole, bien des années plus tard.

Pourtant, dans Le Parisien, la mère d’Hubert Caouissin affirmait que « cette histoire de lingots, c’était n’importe quoi ».

Un point de vue également partagé par Cécile de Oliveira, l’avocate de la famille de Brigitte Troadec. En effet, pour cette dernière :

Cette histoire de lingots d’or sort de l’imaginaire d’Hubert Caouissin.

Publié le dimanche 12 mars 2017 à 14:55, modifications dimanche 12 mars 2017 à 14:55

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