Sci-Tech

Une partie du cerveau est inactive chez les égoïstes

C’est une étrange découverte réalisée par des chercheurs genevois. Les égoïstes ne pourraient pas se projeter dans l’avenir.

Le réchauffement climatique comme enjeu

Et si être égoïste était lié à la façon dont votre corps fonctionne et rien d’autre ? Les individus naissent-ils égoïstes ou le deviennent-ils ? La découverte d’un groupe de chercheurs genevois pourrait relancer le débat entre l’inné et l’acquis. Ils ont soumis des volontaires à un groupe de questions sur les conséquences du réchauffement climatique. Dans le même temps, ils observaient leurs cerveaux par neuro-imagerie.

Nous nous sommes demandé ce que l’imagerie à résonance magnétique (IRM) peut nous apprendre sur la manière dont le cerveau traite les informations sur les conséquences du changement climatique dans le futur, et comment ce mécanisme diffère en fonction du caractère auto-centré ou non de la personne.

a déclaré Tobias Brosch, professeur de psychologie à l’université de Genève. Au programme des questions sur les réserves d’eau potable, les conflits aux frontières ou les catastrophes naturelles. Ils ont évalué grâce à un questionnaire, les tendances égoïstes ou altruistes des différents participants. Puis, ils ont lancé le processus. Résultat ? Les personnes égoïstes se préoccupent du futur proche plus que du futur lointain. Ce qui arrive après la mort ne les intéresse pas non plus.

Pour bien comprendre, ils ont analysé l’activité du cortex ventromédian préfrontal. C’est une zone qui réagit quand une personne tente de se projeter dans l’avenir.

Nous avons constaté que chez les personnes altruistes, cette zone cérébrale s’active plus fortement lorsque le sujet est confronté à des conséquences d’un futur lointain par rapport au futur proche, alors que chez une personne égoïste, il n’y a pas d’augmentation d’activité entre une conséquence dans le futur proche et une autre dans le futur lointain.

Les chercheurs suggèrent l’usage de la réalité virtuelle pour faire travailler cette zone cérébrale. Cela permettrait de faire comprendre à tous, les conséquences de l’activité humaine. Celle-ci est déjà visible sur les oiseaux par exemple.

Publié le jeudi 26 avril 2018 à 18:16, modifications jeudi 26 avril 2018 à 15:53

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