Sci-Tech

Lunettes à reconnaissance faciale, la technologie au service de la police chinoise

La police chinoise s’équipe de lunettes à reconnaissance faciale afin d’améliorer son efficacité.

La reconnaissance faciale est une technologie biométrique assez “simple”. Comme son nom l’indique, elle mesure les éléments du visages, séparément et entre eux afin d’établir une reconnaissance des différentes caractéristiques. Aujourd’hui, la police chinoise s’équipe.

Une technologie au service de l’ordre

L’objectif est ici d’améliorer la surveillance dont fait preuve la police chinoise. Le moyen ? Une simple paire de lunettes noires agrémentée d’une caméra. En un regard, la caméra analyse alors les individus repérés, mesurant les caractéristiques de leur visage. Dès lors, il est tout à fait possible de comparer ces mesures avec une base de données.
L’élément supplémentaire, c’est la portabilité de cette base de donnée qui est simplement associée à la lunette. Dès lors, il n’y a pas à attendre que l’information voyage, puisque cela est presque instantané.

Cette technologie offre un avantage de mobilité non-négligeable que les caméras fixées n’ont pas. Cependant, la ville regorge de caméras, grâce auxquelles il est tout à fait possible de regrouper les informations et d’obtenir une lecture continue. L’avantage principal est donc celui d’une surveillance accrue et plus rapide, voire même discrète.

La place de l’ordre face à la liberté?

Il apparaît que ces lunettes ont permis l’arrestation de personnes recherchées et ont permis d’identifier des habitants vivants sous de fausses identités. Leur efficacité est certaine. Malgré tout, une question se pose. Dans ce pays déjà bien trop surveillé, à la limite du Big Brother, l’insertion de tels objets nous interroge quant à l’existence d’une quelconque liberté. La surveillance serait dès lors omniprésente, à la limite d’une forme d’espionnage. Il est concevable d’améliorer les méthodes et moyens des forces de l’ordre, mais la mission première doit toujours rester celle de la protection. L’insertion de telles caméras ne devrait d’aucune manière menacer la liberté individuelle et ne devrait pas servir à collecter des données sans raisons. Dans un pays tel que la chine, où la répression est à son comble, l’équilibre est une chose bien particulière à trouver.

La firme chinoise à l’origine de ces lunettes, LLVision, a même annoncé son désir d’exporter ces lunettes dans d’autres pays. Dans un contexte général où les nouvelles technologies s’exportent et où l’intelligence artificielle prend de l’ampleur, l’éthique doit se manifester.

Publié le mercredi 14 février 2018 à 11:53, modifications mercredi 14 février 2018 à 10:31

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