Sport

Jeux Olympiques de Rio : La colère monte chez les policiers et les pompiers

À quelques semaines de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, les policiers et les pompiers ont dénoncé leurs conditions de travail avec un message clair : « bienvenue en enfer ».

À cinq semaines des Jeux Olympiques à Rio de Janeiro, les messages envoyés par les policiers et les pompiers de la métropole brésilienne laissent perplexe.

En effet, les agents de la sûreté ont dénoncé leurs conditions de travail, mais également les retards récurrents de versement de leurs salaires.

Le site Vice News a diffusé des images sur lesquelles des ambulanciers, des policiers et des pompiers brandissent des banderoles à l’intention des passagers qui débarquent à l’aéroport de Rio. On peut y lire :

Bienvenue en enfer.

https://twitter.com/PureValueLtd/status/748165911912325120

Ou encore :

La police et les pompiers ne sont pas payés. Tous ceux qui viennent à Rio ne seront pas en sécurité.

Un message identique a été écrit sur un pont qui surplombe le principal hôpital de Rio de Janeiro :

Bienvenue. Nous n’avons pas d’hôpitaux.

Si la contestation monte, le gouverneur de Rio, Francisco Dornelles, ne monter pas davantage de signes d’optimisme concernant la capacité du Brésil à accueillir les Jeux Olympiques qui se tiendront du 5 au 21 août prochain.

Dans une interview donnée à O Globo, il explique que la police va être à court d’essence avant la fin de la semaine, si le gouvernement fédéral ne transfert pas les 860 millions de dollars qui doivent être alloués pour ces Jeux Olympiques d’été. Francisco Dornelles doit également se préoccuper de la circulation des 500 000 visiteurs qui vont affluer puisque le prolongement du métro n’est toujours pas terminé.

Il s’est également inquiété du retard de construction de certaines infrastructures :

Je suis optimiste quant aux Jeux, mais je dois faire état de la réalité des choses. Nous pouvons avoir de belles Olympiades, mais si certaines mesures ne sont pas prises, cela pourrait se transformer en fiasco.

Alors que la situation politique est précaire, puisque le Brésil doit faire face à une crise politique après la suspension provisoire de Dilma Rousseff, le pays est également sous la menace de l’épidémie du virus Zika qui inquiète autant les visiteurs que les athlètes en compétition.

Le président par intérim du Brésil, Michel Temer, a annoncé que l’État fédéral mettrait tout en œuvre pour que toutes les obligations de services publics soient exécutées.

Publié le jeudi 30 juin 2016 à 9:46, modifications jeudi 30 juin 2016 à 8:09

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