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Bientôt des femmes sur les grilles de départ de la Formule 1 ?

Aujourd’hui, c’est le coup d’envoi de la saison 2018 de Formule 1 avec le Grand Prix d’Australie. Mais, cette année encore, il n’y a aucune femme parmi les pilotes engagées. Depuis 60 ans, elles ont été très peu nombreuses. Les choses peuvent-elles changer ?

Tatiana Calderon, le nom de l’espoir ?

C’est sans doute la mieux placée pour occuper une place dans les paddocks de la Formule 1 à court terme. Tatiana Calderon, une Colombienne de 24 ans est désormais pilote d’essai de l’écurie Sauber. La jeune femme fera en même temps sa 3e saison en GP3, l’antichambre de la F1.

Cela veut-il dire qu’elle va arriver à court terme en F1 ?

Elles ne sont que 5 à avoir jusque-là participé au championnat du monde de Formule 1. La première fut Maria Teresa de Filipis en 1958 (Grand Prix de Monaco). Mais, seule Maria Grazia Lombardi a su marquer des points (0,5) au Grand Prix d’Espagne en 1975. Dans les faits, seules deux ont réussi à vraimenn se qualifier à une course. Bref, c’est un peu le désert. 

Pourquoi donc ? Il y a tout d’abord une croyance bien ancrée que les femmes n’ont pas la condition physique pour gérer une voiture de course. Mais, cette vision a été depuis longtemps démontée. C’est ce qu’explique Margot Laffite, ancienne pilote automobile et journaliste F1, interrogée par Ouest-France.

Les femmes sont tout à fait capables de piloter une F1 et de tenir l’endurance d’un Grand Prix. La pilote Susie Wolff a participé a des essais de F1 (de 2012 à 2015, chez l’écurie Williams) et elle tenait complètement le choc.

Il s’agirait plutôt d’un problème de mentalité. Le milieu de la F1 serait particulièrement macho. Face aux intérêts économiques, les volontés d’égalité ne pèsent pas suffisamment. Il faudrait alors un profil féminin attractif pour convaincre les sponsors. Les choses changent toutefois selon Margot Laffite.

Si le milieu est assez masculin, si on trouve des machos, la nouvelle génération de patrons d’écurie fait plus confiance aux femmes.

Il ne reste désormais plus qu’à prendre son mal en patience comme le fait Tatiana Calderon.

Le sport automobile est l’un des seuls sports où on peut concourir à niveau égal contre les hommes. Il n’y a aucune barrière, la vie consiste à croire en ses rêves.

 

Publié le dimanche 25 mars 2018 à 15:22, modifications dimanche 25 mars 2018 à 13:49

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