Environnement

Sommet mondial pour l’action climatique : A San Francisco, des milliers de maires se mobilisent pour le climat

Le Sommet mondial pour l’action climatique se tient depuis mercredi à San Francisco. Il réunit des maires, des gouverneurs, des élus et des patrons du monde entier qui veulent agir pour le climat.

Le premier Sommet mondial pour l’action climatique s’est ouvert à San Francisco, aux Etats-Unis, mercredi 12 septembre jusqu’à ce vendredi 14 septembre. Or, cette première rencontre à l’originalité de ne pas réunir uniquement les traditionnelles têtes d’affiche gouvernementales.

Enjeux environnementaux, mais aussi politiques

Ce sommet se veut la « COP des acteurs non étatiques ». Pour ce faire, les villes, régions, coalitions d’entreprises, investisseurs, ONG entendent être l’aiguillon des Etats. A un moment délicat où le retrait américain de l’accord de Paris a ralenti les ardeurs des cosignataires à remplir les objectifs affichés aux Nations-unies.

Ainsi, Paris, Bonn, Pékin, Le Cap, Mexico, Tokyo, des villes indiennes, de multiples régions de plusieurs continents ainsi que des Etats américains gouvernés par des démocrates seront représentés à divers niveaux pendant les trois jours du sommet. A leurs côtés se tiennent des dirigeants de multinationales désireux d’annoncer de nouveaux engagements « verts ».

Car ce rassemblement vise à mettre en exergue les lacunes des engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. De l’avis de chacun, les Etats-Unis et l’Union européenne réduisent certes leurs émissions, « mais pas assez vite ». Le premier pollueur terrestre, la Chine, en rejette de plus en plus. Tout comme l’Asie en général qui se repose encore très majoritairement sur le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Or, l’ensemble des pays est censé revoir à la hausse leurs engagements en 2020, point d’étape prévu par l’accord de Paris. Pourtant, les gouvernements peinent toujours à s’accorder sur la méthode.

Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons des conséquences désastreuses.

A justement alerté, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU.

Où est leadership français ?

Invitée au sommet mondial pour l’action climatique de San Francisco, Ségolène Royal était présente en tant que présidente de la COP21 de 2015. Pour l’ancienne ministre de l’Environnement, aujourd’hui ambassadrice des pôles, la France est à la traîne. Or, dans les négociations climatiques, « il faut être sur le pont ». En outre, elle a déploré l’absence « d’activisme » du gouvernement. L’ancienne ministre a également appelé à un « sursaut ».

Depuis l’Accord de Paris, il y a beaucoup de recul.

A regretté Ségolène Royal.

En effet, en 2015, la France était aux avant-postes. Elle avait adopté des objectifs de réduction d’émissions avant même l’ouverture de la COP21. Néanmoins, trois ans plus tard, le premier de cordée prend du retard. Exemple flagrant : les émissions de gaz à effet de serre, qui diminuaient depuis la fin des années 1990, se sont remises à augmenter en 2015 et 2016.

On ne peut pas reprendre le leadership sans se montrer exemplaire au niveau de ses engagements.

A martelé Ségolène Royal.

Publié le vendredi 14 septembre 2018 à 11:29, modifications vendredi 14 septembre 2018 à 11:29

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !