Environnement

Oslo, ville verte d’ici 2025 ?

Une nouvelle politique est menée en Norvège pour réduire les émissions de CO2

La Norvège a pris des mesures importantes pour encourager ses habitants à opter pour des véhicules électriques.

Une ville verte dans laquelle aucune voiture neuve n’émettra plus aucun effet de gaz à effet de serre d’ici 2025 ? Voici le projet un peu fou de la Norvège ! Le pays part officiellement en guerre contre le CO2. Oslo, la capitale norvégienne, veut tout mettre en œuvre pour développer les véhicules électrique…

Un beau et grand projet écologique

La Norvège veut être exemplaire en matière de réduction des gaz à effet de serre. Il faut bien l’avouer, c’est LE principal problème des grandes zones urbaines. Et c’est bien évidemment lié aux voitures. Alors les Norvégiens envisagent une solution idyllique : faire en sorte que plus aucune voiture neuve ne puisse émettre du CO2… Mais après tout, c’est peut-être possible !

Comment faire ? Et bien tout simplement en mettant en place une politique spécifique. Ce qui est déjà le cas depuis plus de deux ans. Et les résultats sont plutôt encourageants. La Norvège pourrait donc bel et bien servir d’exemple aux grandes agglomérations du monde entier d’ici quelques années.

Une politique inédite

Depuis 2015, les responsables politiques norvégiens ont décidé de mettre en œuvre une politique pro électrique dans tout le pays. L’idée est tout simplement d’encourager les habitants à acquérir un véhicule électrique. La politique est d’ailleurs essentiellement dirigée envers ceux qui vivent à Oslo, la capitale et ville la plus polluée du pays.

De nombreux avantages sont donc proposés à ceux qui s’équipent d’une voiture électrique. La baisse d’un quart de la TVA à l’achat, la suppression de la taxe d’immatriculation, la gratuité du stationnement dans les parkings, la gratuité du péage à l’entrée de la ville (qui est uniquement payant pour les véhicules polluants) sont autant de mesures qui ont été mises en place en Norvège. Il faut également savoir que les véhicules électriques ont également le droit d’emprunter les voies de bus, y compris pendant les heures de pointes !

Avec tous ces avantages, on comprend pourquoi les Norvégiens achètent des voitures électriques !

Des résultats très encourageants

En effet, en 2016, 54% des nouvelles immatriculations à Oslo étaient des voitures électriques. Les voitures hybrides représentent quant à elles 15.4% des ventes de véhicule dans tout le pays.

L’objectif clairement affiché par Oslo est d’atteindre le 100% électrique d’ici 2025. Un objectif très ambitieux certes, mais tout est mis en œuvre pour y parvenir. Ainsi, par exemple, à la fin de l’année 2017, on comptera 1300 bornes de recharge dans la capitale norvégienne.

Qu’en est-il dans le reste de l’Europe ?

Les Norvégiens ne sont pas les seuls à s’intéresser aux émissions de CO2 qui sont liées au parc automobile. Les pays européens sont conscients de l’urgence qu’il y a à agir, et se dirigent également vers l’électrique. Mais pas seulement ! On trouve en effet d’autres politiques menées dans le cadre de la réduction des émissions de CO2.

A Londres par exemple, il existe un péage urbain. Ce dernier sera réservé aux voitures polluantes dès 2019 : il faudra alors payer 14.50€ par jour pour pouvoir entrer dans la capitale britannique. Dans le cadre de la mise en place de cette mesure, il y a un renforcement du nombre de bus électriques, et de l’installation des bornes de rechargement pour les véhicules électriques.

Et à Paris ?

Chez nous, en France, c’est encore un peu compliqué. L’idée d’un péage urbain a longuement été évoqué ces dernières années, mais n’a pas toujours fait l’unanimité, et n’a surtout jamais été mis en place.

On sait que les pics de pollution sont malheureusement nombreux tout au long de l’année. Nous en avons eu un très bel exemple il y a quelques mois, lorsque Paris a été envahie par un pic de pollution important. On met donc en place des mesures temporaires pour tenter de les maîtriser, comme par exemple la circulation alternée. Mais les avancées sont lentes et difficiles dans notre pays.

On notera toutefois la mise en place de la vignette Cirt’Air, obligatoire à partir du 1er juillet 2017 : lorsque l’air est trop pollué, alors seuls certains types de véhicules, classés en fonction de leur date de première immatriculation, pourront circuler.

Quant aux voitures électriques ? En France, elles ne remportent pas de succès pour l’instant puisqu’elles ne représentent que 1% des ventes de véhicules dans notre pays… Pourtant, on avait un petit espoir, puisque les ventes augmentaient régulièrement. Mais cette dernière année, la vente de véhicules électriques pour les particuliers a diminué de 30%… Ce qui est dommage puisque 35% des Français se sont déclarés prêts à passer à l’électrique. Alors, pourquoi est-ce que ça ne prend pas dans notre pays pour l’instant ?

Et bien tout simplement parce que les véhicules proposés ne sont pour l’instant pas convaincants, notamment en terme de durée de la batterie : en moyenne, un véhicule électrique ne peut pas faire plus de 250 kilomètres sans être rechargé, ce qui est finalement assez peu…

Un espoir avec Emmanuel Macron ?

Les pro-électriques espèrent que le nouveau Président de la République va développer un nouvel engouement pour les voitures électriques. En effet, lors de la campagne électorale, Emmanuel Macron a indiqué qu’il souhaitait mettre le bonus à l’achat d’un véhicule électrique à 6000 euros.

L’homme politique aurait également pour objectif de réintroduire une prime à la casse, mécanisme qui avait été créé en 2007 puis supprimé en 2010. Il est question d’une prime de 1000 euros qui permettrait aux Français dont le véhicule a été fabriqué avant 2001 d’acheter des voitures plus écologiques. Cependant, les modalités de mise en place de cette prime sont très floues à ce jour…

Emmanuel Macron a également parlé du déploiement de nombreuses bornes de recharge pour les véhicules électriques sur tout le territoire. Enfin, le Président de la République a également parlé des normes anti-pollution européennes  pour les véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles, qu’il souhaite renforcer. L’idée étant bien évidemment de tirer les enseignements des scandales autour de Renault, PSA et Volkswagen.

Quel avenir pour la voiture électrique ?

Quoiqu’il en soit, nombreux sont ceux à penser que la voiture électrique est la seule et unique solution pour diminuer durablement les émissions de CO2 dans les grandes agglomérations européennes.

La Norvège semble prendre de l’avance dans la mise en œuvre de politiques inédites en faveur des véhicules électriques, et fait tout pour remplir son objectif fixé à 2025. Peut-être que très bientôt, les autres pays européens pourront prendre exemple sur la ville d’Oslo et sur les mesures prises en faveur de l’environnement ?

Publié le jeudi 18 mai 2017 à 13:53, modifications jeudi 18 mai 2017 à 11:55

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