Environnement

La pollution de l’air est catastrophique à New Delhi et atteint des records…

Chaque année, le mois de novembre est catastrophique pour les habitants de New Delhi en Inde. La qualité de l’air est tellement catastrophique que certains ne peuvent plus sortir de chez eux et que les maladies pulmonaires deviennent difficiles à gérer.

Aujourd’hui, nous nous intéressons à un homme, Yogesh Kumar, qui a dû subir une ablation du poumon suite à une tuberculose. Les médecins ne savent pas s’il pourra survivre à New Delhi car l’air est le plus pollué au monde. Ils affirment que continuer à vivre dans cette commune équivaut à une condamnation à mort pour ce jeune garçon de seulement 29 ans.

L’épisode de pollution est cette année encore très impressionnant. Le paysage change, avec une brume toxique qui assombrit le ciel. L’atmosphère est devenue quasiment irrespirable, et dégage notamment une forte odeur de brûlé. Elle entre dans les bureaux, dans les appartements, dans le métro… Et les 20 millions d’habitants toussent et ont du mal à respirer.

Une situation dramatique

Cet épisode est tristement appelé l’airpocalypse, et les niveaux de pollution atteignent des records. La raison ? L’’intensification des brûlis agricoles des régions alentours. Et les mesures sont très importantes, l’OMS recommandant une concentration de particules fines PM2,5 de 25 par m3 d’air en moyenne journalière : on atteint les 620 microgrammes. Le froid ainsi que l’absence de vent plaquent au sol ces émissions polluantes et elles ne se dispersent pas.

Les conséquences sont immédiates et les hôpitaux sont envahis par les patients souffrant de problèmes respiratoires. Les plus vulnérables développent de graves maladies et finissent par décéder des suites de cette pollution de l’air. Cette dernière est particulièrement grave pour les enfants qui développent de lourds retards neurologiques. Il paraît qu’un enfant naissant à New Delhi inhale l’équivalent de 20 à 25 cigarettes le premier jour de sa vie.

Les autorités tentent désespérément de sensibiliser les résidents de new Delhi sur la pollution et ses répercussions. Elles ont notamment installé des poumons artificiels en centre-ville pour montrer comment l’air les noircit. Mais pour l’instant, rien ne change… Quelle horreur pour ces habitants qui n’ont pas d’autres solutions que de respirer cet air…

 

Publié le mercredi 7 novembre 2018 à 14:41, modifications mercredi 7 novembre 2018 à 12:45

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