Economie

Taxes sur l’acier et l’aluminium : Donald Trump laisse un mois de sursis à l’Europe

Donald Trump avait promulgué le 8 mars des tarifs de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium applicables au 30 avril. Finalement, l’ultimatum est reporté au 1er juin.

Lundi 30 avril, Donald Trump a accordé un mois supplémentaire à l’Union européenne, au Canada et au Mexique avant de leur imposer des taxes sur l’acier et l’aluminium.

Ainsi, un accord devra être trouvé avant le 1er juin.

L’administration Trump a prolongé de 30 jours les négociations avec le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Dans toutes ces négociations, l’administration reste focalisée sur les quotas qui restreindront les importations et préserveront la sécurité nationale.

A indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Repousser la guerre commerciale

Pour mémoire, le président américain avait promulgué le 8 mars dernier des tarifs de 25% sur les importations d’acier et de 10% sur celles d’aluminium. Par ailleurs, il en avait immédiatement affranchi le Canada et le Mexique. Fin mars, il avait exempté provisoirement l’Union européenne, jusqu’au 1er mai. Or, ce lundi soir, Donald Trump a accordé un mois supplémentaire à l’Union européenne et à une poignée d’autres pays. Les épargnant jusqu’au 1er juin des taxes sur l’acier et l’aluminium.

Toutefois, dans le cas du Canada et du Mexique, le président américain a fait part d’une éventuelle exemption définitive de ces pays. Celle-ci pourrait être faite lors de la renégociation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

En revanche, les taxes, qui s’élèvent à 25 % sur l’acier et à 10 % sur l’aluminium, sont déjà effectives pour la Chine, la Russie. Et même pour le Japon. Pourtant, de nombreux responsables au sein de son administration Trump ont plaidé en faveur d’un nouveau délai pour les pays alliés des Etats-Unis, afin d’éviter une escalade commerciale.

L’Union européenne prête à répliquer

Face à ces menaces, l’Union européenne a déclaré « refuser de discuter sous la contrainte ». En effet, elle a averti qu’elle répliquerait par des taxes sur certains « produits symboliques » si les taxes entraient en vigueur au 1er mai.

Une liste provisoire est en discussion et sera bientôt rendue publique.

A indiqué, jeudi 8 mars, Cecilia Malmström, la commissaire européenne au Commerce. En outre, l’Union européenne envisage de déposer une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce.

Néanmoins, ces derniers jours, des divergences sont apparues entre la France et l’Allemagne. En effet, notre voisin d’outre-rhin, plus exposé face à la menace de tarifs douaniers, s’est dit favorable à un compromis avec les Etats-Unis. Angela Merkel a notamment plaidé en faveur d’un « mini deal ». Et ce, en dépit des avis contraires de la France et de la Commission européenne.

L’Allemagne représente 3% des importations américaines d’acier et la France moins de 1%. Loin des 16% du Canada, qui est le premier fournisseur des États-Unis. Du Brésil (13%), de la Corée du Sud (10%). Ou encore de la Russie et du Mexique (9%).

Publié le mercredi 2 mai 2018 à 16:04, modifications mercredi 2 mai 2018 à 16:01

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