Economie

Agriculture biologique : Stéphane Travert annonce un budget de 1,1 milliard d’euros pour développer l’agroécologie d’ici 2022

Stéphane Travert devrait débloquer plus d’un milliard d’euros pour faire passer de 6,5 à 15% les terres cultivées selon l’agroécologie d’ici à la fin du quinquennat.

A l’occasion du deuxième symposium international sur l’agroécologie organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome ce jeudi 5 avril, Stéphane Travert a annoncé un plan de 1,1 milliard d’euros pour développer l’agriculture biologique en France.

Ainsi, le gouvernement veut faire passer de 6,5 à 15% la surface agricole française cultivée en agriculture biologique d’ici à la fin du quinquennat en 2022. L’annonce officielle devrait être faite dans une dizaine de jours par le ministre de l’Agriculture. Il lancera alors une nouvelle concertation du plan Ambition bio.

Une réponse aux défis de l’avenir

Rappelons que l’agroécologie comprend l’agriculture biologique et défend l’utilisation de méthodes plus respectueuses de la nature.

Ainsi pour Stéphane Travert, ce modèle permet de réaliser la « transition du modèle agricole intensif » vers plus de « durabilité ». Cet ambitieux budget devrait répondre « aux défis qui se multiplient, agronomiques, économiques, alimentaires, sociaux, environnementaux ».

J’aurai à coeur de soutenir les projets d’innovation participative. Car les pratiques agroécologiques ne sont ni dépassées, ni du passé. Mais modernes, et en lien avec le numérique et les techniques. Elles permettront de relever tous les défis.

A déclaré Stéphane Travert.

Une aide à la conversion

Ainsi, cette enveloppe de 1,1 milliard de financements publics exclusivement consacrés à la conversion, se compose de 630 millions d’euros d’aides européennes. Ils proviennent des fonds Feader : les fonds européen agricole pour le développement rural). De 200 millions de co-financement de l’Etat. Ce montant sera complété d’autres financements publics, en provenance principalement des agences de l’eau.

Traditionnellement, les agences de l’eau font aussi du financement de l’agriculture biologique.

A clarifié Sophie Delaporte, la directrice de cabinet du ministre de l’Agriculture dans les colonnes du Figaro. Or, celle-ci évalue entre 170 et 200 millions d’euros les financements que ces dernières pourraient apporter.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture a également fait référence aux 3.000 fermes françaises engagées dans le réseau « Dephy » de réduction des intrants chimiques. Aujourd’hui, ces regroupements produisent des « références » qui ont déjà démontré qu’il est possible de réduire l’usage des pesticides sans dégrader les résultats économiques de l’exploitation.

Ainsi, par l’ensemble de ces actions, le gouvernement souhaite que l’agriculture française soit en mesure de mieux répondre à l’explosion de la demande de produits issus de l’agriculture biologique en France. Actuellement, la France importe près de 30% des produits biologiques qu’elle consomme.

Déjà, sous le quinquennat de François Hollande, Stéphane Le Foll avait lancé 500 groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE). Ces derniers représentant 7.500 exploitations qui partagent leurs connaissances en matière agroécologique.

 

Publié le vendredi 6 avril 2018 à 14:13, modifications vendredi 6 avril 2018 à 12:03

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !