Insolite

Après avoir manifesté, des lycéens se retrouvent collés

Les manifestations contre la Loi Travail continuent depuis trois mois. Des lycéens, des salariés, des chômeurs et des retraités se retrouvent pour manifester contre la Loi El Khomri. Des manifestations qui ont des conséquences pour certains lycéens.

Ce mercredi 1er juin, des lycéens sont allés manifester devant le rectorat de Toulouse pour se plaindre de sanctions prises à l’encontre des élèves ayant participé aux mobilisations. Un lycéen Pierre, élève de première ES, explique au micro de BFMTV, être impliqué dans le mouvement et rapporte avoir reçu des remarques désobligeantes de ses professeurs qui n’ont pas hésité à le traiter de “révolutionnaire” ou encore de “gauchiste”.

L’élève aurait reçu quatre heures de colle aux moments où avait lieu les rassemblements contre la Loi El Khomri. Cependant, Pierre n’est pas le seul élève touché par ces heures de colle puisque de nombreux lycées toulousains distribuent des heures de colle pour le même motif. Un autre lycéen témoigne et montre à BFMTV un mail qu’il a reçu d’un professeur de son école où il essaie de dissuader les élèves à manifester le jour d’une épreuve de bac blanc. Dans le mail est écrit:

C’est aux travailleurs de s’occuper de manifester s’ils le jugent opportun. Ne vous pénalisez pas en ne venant pas au bac blanc.

Une professeur d’un lycée, Marie-Cécile Perillat, était présente aussi ce mercredi devant le rectorat. Pour elle, les élèves ont le droit de manifester, elle dénonce les “pressions” exercées par les chefs d’établissements contre les lycéens qui manifestent.

Que les absences soient notées et que les parents soient tenus au courant pour les mineurs, il en va d’une question de responsabilité de l’établissement ce n’est pas ce qu’on conteste. Ce qu’on conteste c’est que soit pris le prétexte de ces absences de faits administratives pour leur expliquer qu’on va leur mener la vie dure, c’est ça le problème. Il y a des chefs d’établissements qui jouent la fermeté. Les lycéens ont droit de manifestation et de grève.

Pour calmer la situation et mettre les choses au clair, le directeur de cabinet de la rectrice de l’académie de Toulouse a reçu les lycéens ce mercredi et a expliqué.

Le motif de manifestation n’est pas reconnu comme une absence justifiée.

Il différencie également la sanction de la punition qui est permis par les règlements des établissements si un élève accumule les absences. Il rappelle qu’à sa connaissance aucune pression n’est exercée sur les élèves qui les empêcherait de manifester.

Publié le vendredi 3 juin 2016 à 17:27, modifications vendredi 3 juin 2016 à 14:13

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