Ciné

Malgré les annonces et les Oscars, la diversité à Hollywood piétine

Une étude menée depuis cinq ans par l’université UCLA constate que :

Le public préfère les films et programmes de télé avec des acteurs de diverses origines ethniques [et, pourtant] le secteur du film est lent à corriger ses disparités raciales et de genre.

L’enquête examine les 200 principaux films sortis en 2016 aux Etats-Unis et 1.251 programmes de télévision diffusés en 2015-2016. La présence des femmes a connu des avancées mais s’est encore détériorée dans certains domaines, notamment la mise en scène, métier le plus influent à l’exception des dirigeants de studios et des producteurs : seulement 6,9% des réalisateurs sont des femmes, en baisse comparé à l’an dernier (7,7%), et le nombre de femmes dans des rôles principaux a également reculé.

C’est à la télévision que la part des femmes dans les rôles principaux est la plus importante : 45% pour les séries diffusées sur le câble.

Les minorités, qui comptent pour 40% de la population américaine, sont deux fois moins nombreuses pour les rôles principaux de télévision et cinq fois moins nombreuses chez les créateurs de séries télés que les cinéastes blancs.

Les acteurs noirs s’en sortent le mieux, peut-être grâce à des années de militantisme avec la campagne Oscars So White (les Oscars si blancs) : ils représentent en moyenne 14% des rôles au cinéma et à la télévision, ce qui est « proportionnel à leur part dans la population américaine« , remarque le rapport.

Si la tendance va dans la bonne direction, nous avons encore beaucoup de chemin à faire avant que les personnes de couleur et les femmes soient représentées conformément à leur poids démographique dans la plupart des domaines, en particulier derrière la caméra

Souligne Darnell Hunt, co-auteur de l’enquête et à la tête de la division de sciences sociales à UCLA College.

Le rapport met en avant le succès commercial mondial de Black Panther, blockbuster de Marvel avec des acteurs et une équipe artistique à majorité noire, qui contribue à dissiper « le mythe de la distribution internationale« , une croyance selon laquelle les films portés par des femmes ou des Noirs seraient boudés par de gros marchés étrangers comme l’Inde ou la Chine.

Cet article a été vu pour la premiere fois sur Cineserie.com

Publié le mercredi 28 février 2018 à 15:21, modifications mercredi 28 février 2018 à 14:55

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