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Tolbiac : Georges Haddad, le président de l’université Paris-I, porte plainte

Le président de Tolbiac, Georges Haddad, porte plainte après l’occupation des étudiants, selon le JDD. Les dégâts se chiffreraient à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

Après l’occupation par des étudiants du bâtiment de Tolbiac de l’université Paris-I, son président, Georges Haddad, a porté plainte en son nom auprès du parquet de Paris vendredi 20 avril, selon une information du Journal du Dimanche de dimanche 22 avril.

Ainsi, dans le courrier adressé au procureur de la République, Georges Haddad a  notamment signalé la découverte sur le site « d’une dizaine de cocktails Molotov. Ainsi que de « substances inflammables » en instance d’analyse.

Réprimer les fauteurs de troubles

Cette plainte vise à identifier, poursuivre et réprimer les fauteurs de troubles. Dont la plupart ne font pas partie de l’université.

Ont déclaré Pierre-Olivier Sur et Mathias Chichportich, les avocats du président de l’université de Tolbiac dans les colonnes du JDD.

Son objectif est de protéger l’institution, les sites et l’image de la Sorbonne. L’enquête devra établir les éventuelles qualifications pénales à rechercher. Pour un préjudice qui se chiffre à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le bâtiment a été occupé pendant trois semaines par des étudiants opposés à la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Puis vendredi 20 avril, à l’issue d’une vaste opération de police, l’université avait finalement été évacuée.

C’est l’argent de la Nation qui a été gaspillé.

Avait déploré Georges Haddad lors d’un point presse à la Sorbonne vendredi.

Par ailleurs, le président a évalué le coût des dégradations à « plusieurs centaines de milliers d’euros ».

Tout est à refaire.

En effet, tags sur les murs, vidéoprojecteurs lacérés, portes des amphithéâtres forcées, distributeurs de confiseries éventrés, câblages sonores détériorés, à l’instar des écrans dans les halls d’entrée de l’établissement … Bref, les dégâts sont nombreux.

Des détériorations qui ont conduit à la fermeture de l’université. En effet, le site sera fermé jusqu’à nouvel ordre, en attendant sa remise en état. Les étudiants ne pourront « probablement » pas être accueillis à Tolbiac avant la rentrée de septembre, a estimé vendredi 20 avril le directeur du site, Florian Michel.

Une enquête va donc être ouverte pour identifier les auteurs des dégradations. Pourtant, ces identifications vont s’avérer complexes puisqu’il n’y avait aucun dispositif de vidéosurveillance. Quant aux examens fixés à partir du 2 mai, ils auront lieu dans d’autres universités de Paris et de région parisienne.

 

Publié le dimanche 22 avril 2018 à 12:37, modifications dimanche 22 avril 2018 à 11:38

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