Société

Terrorisme : Selon François Molins, les enfants de djihadistes sont «des bombes à retardement»

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio RTL. Il a notamment évoqué le sujet sensible de la prise en charge des mineurs revenus de zones de combats en Syrie et en Irak.

François Molins est devenu bien malgré lui un visage connu en France à travers les médias suite à la multiplication des actes terroristes dans l’Hexagone ces dernières années. Le procureur de la République de Paris était l’invité de la radio RTL en ce mardi 23 janvier. François Molins a notamment évoqué le cas douloureux des enfants présents sur le théâtre des opérations en Irak, en Afghanistan ou en Syrie. Selon des informations de RTL, une soixantaine d’enfants sont revenus des zones de combats.

La délicate prise en charge des enfants de retour de Syrie et d’Irak

Une fois de retour en France, leur cas est particulier par rapport aux adultes, qui ont pu combattre dans les rangs des organisations terroristes. Certains de ces enfants sont parfois nés sur place, à l’étranger. Ceux qui ont plus de 13 ans sont automatiquement judiciarisés. Selon François Molins sur RTL à partir du moment où le mineur a eu des « activités opérationnelles et combattantes », une procédure judiciaire est alors engagée contre lui. En dessous de la barrière des treize ans, les « réponses » apportées sont essentiellement « éducatives ».

Une situation complexe qui engage l’avenir de ces jeunes générations

Le procureur de la République s’est montré très concerné sur ce sujet sensible sur les ondes de RTL. Ces jeunes représentent les générations futures et l’avenir. Un encadrement est nécessaire selon lui afin de les aider à surmonter leur réadaptation et leur réintégration au sein de la société française, après leur expérience traumatisante à l’étranger.

Ça sera un des gros enjeux des années à venir : assurer la prise en charge suffisamment spécifique et sur le long court, pour que l’on s’assure que ces petits, qui sont peut-être des bombes à retardement compte-tenu de ce qu’ils ont vu, soient véritablement éduqués et traités comme il faut, pour retrouver un semblant de vie normale.

Ces enfants ont pu être les témoins d’actes de guerre et d’exécutions publiques. François Molins estime qu’il faut « inventer et innover des dispositifs de prise en charge qui soient pluriels » afin d’aider ces jeunes de retour dans l’Hexagone.

Publié le mardi 23 janvier 2018 à 17:22, modifications mardi 23 janvier 2018 à 18:18

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