Société

Nîmes : Un surveillant de lycée rattrapé par son passé d’acteur porno gay réclame un droit à l’oubli

Un surveillant de lycée, exerçant dans un établissement de Nîmes, dans le Gard, réclame un droit à l’oubli tandis que son passé d’acteur porno gay a été découvert par des élèves.

Un surveillant d’un lycée public de Nîmes, dans le Gard, vit un véritable calvaire depuis quelques jours. Cet ancien acteur porno gay a tourné, entre 2005 et 2011, dans une cinquantaines de films pour adultes aux États-Unis. Mais aujourd’hui, son passé l’a rattrapé.

Les insultes homophobes fusent

C’est mardi 16 janvier, alors qu’il surveillait les lycéens qui mangeaient à la cantine, qu’il a découvert qu’une vidéo de lui s’échangeait sur leurs téléphones révèle Midi Libre. Immédiatement, il devient la cible d’insultes homophobes. L’homme confie même au journal local avoir dû se se “réfugier dans un local pour éviter d’être exposé à des violences”.

J’ai entendu des mots comme, pédé, acteur porno, j’ai vu un attroupement autour d’un smartphone et les élèves criaient mon nom.

Raconte-t-il.

Poussé à la démission, il entend conserver son poste

Reçu par la chef d’établissement, il est, selon ses dires, invité à démissionner. Ce que conteste la principale intéressée. D’ailleurs, le rectorat de l’académie de Montpellier affirme à nos confrères de la presse locale que l’affaire relève “de la vie privée”.

Ce surveillant déplore les amalgames dont il est victime et affirme :

Ce n’est pas parce qu’on est homosexuel qu’on va violer des gamins de 14 ans. Il faut arrêter cet amalgame d’homosexuel pédophile !

Soutenu par la CGT, l’ancien acteur porno gay réclame finalement un droit à l’oubli.

Je veux continuer à exercer mon poste et au contraire, j’aimerais que mon expérience prenne un aspect pédagogique pour dire aux élèves, faites attention à ce que vous diffusez. J’irais en parler la tête haute.

Il souhaite de ce fait conserver son poste dans le lycée malgré les insultes et les moqueries.

À ce propos, Sylvie Polinière, représentante du syndicat et collègue du surveillant avance au micro de RMC :

Il faut expliquer aux élèves que chacun a le droit d’avoir une vie privée. On exige aussi de la part de notre institution, une protection qui est de droit. On ne peut pas laisser des élèves avoir ce genre d’attitudes sans avoir une réaction forte pour les recadrer.

Publié le mercredi 24 janvier 2018 à 17:07, modifications mercredi 24 janvier 2018 à 15:17

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