Société

Plusieurs députés proposent l’interdiction des toute violence éducative contre les enfants

Cette proposition de loi pourrait bien rendre illégale toute forme de coercition physique ou morale à des fin éducatives sur les enfants.

Plusieurs députés de LREM et du MoDem ont proposé une loi à l’assemblée dont le but est d’interdire les “violences éducatives ordinaires”.

Une mesure déjà très polémique

Cette proposition de loi est portée par Maud Petit (MoDem) et François Michel-Lambert (LREM), et signée par 27 autres députés. Une mesure similaire prévoyant “l’interdiction de la fessée” avait déjà été proposée fin 2016 mais elle avait finalement été suspendue par le conseil constitutionnel.

Pour les deux députés en charge de cette nouvelle loi, il est donc “essentiel de légiférer une nouvelle fois sur le sujet, afin que les enfants soient protégés contre toute forme de violence éducative, que la France soit en conformité avec les recommandations internationales (ONU, Conseil de l’Europe) qui prohibent les châtiments corporels, et qu’une prise de conscience de la part de l’opinion publique se réalise.

87% des enfants subissent, quotidiennement, des pratiques punitives et coercitives auxquelles les parents ont recours “à titre éducatif”.

Peut-on également lire dans l’exposé des motifs de cette nouvelle proposition de loi. Ces châtiments, d’après les députés en question citant plusieurs associations de protection de l’enfance, peuvent avoir des effets à long terme sur “la santé physique et mentale” des enfants. Cette proposition est également alignée avec les recommandations de l’ONU, dont le comité des enfants avait demandé à la France en 2016 “d’interdire expressément les châtiments corporels“.

 

Publié le samedi 24 février 2018 à 18:04, modifications samedi 24 février 2018 à 16:35

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