Société

France : Le dirigeant de la prison de Vendin-le-Vieil démissionne

Le blocage des prisons par le syndicats du personnel pénitentiaire a démarré partout en France.

La grève des surveillants de prison est désormais nationale. Ces derniers ont également mis en place les premières opération de blocage total des centres de détention, en réaction à l’agression de 3 surveillants par un djihadiste la semaine dernière.

Des conditions de travail déplorables

C’est à la prison de Vendin-le-Vieil au sud de Lille qu’a eu lieu cet incident. En effet, le célèbre djihadiste et ami personnel d’Oussama Ben Laden Christian Ganczarski a agressé 3 gardiens à l’arme blanche aux cris d'”Allahu Akbar”. Il était détenu depuis des années pour son implication dans l’attentat contre la synagogue de Djerba en 2002, qui avait fait 21 morts (dont de nombreux touristes français).

Il semblerait donc que le mouvement de blocage des prisons ait commencé dans le centre de Vendin-le-Vieil. Les surveillants ont également dénoncé l’allègement récent des conditions de détention du terroriste et demandé la démission du directeur de l’établissement.

Cette dernière demande du syndicat Ufap-Unsa Justice (syndicat du personnel pénitentiaire) semble avoir été exaucée, puisque le directeur de la prison en question a posé sa démission suite à cette sordide affaire d’agression.

Une démission confirmée par le ministère et “un aveu de son incapacité et de sa dangerosité”, pour Grégory Strzempek, secrétaire local de l’Ufap-Unsa à Vendin-le-Vieil.

Tous, lundi matin, réclamaient sa démission, dénonçant son “laxisme”.

On fait tout pour les détenus, pour qu’ils se sentent bien dans leur incarcération, il n’y a plus que l’enfermement en guise de punition, mais on ne fait rien pour les surveillants. La direction favorise la voyoucratie et nous on se sent comme de la chair à canon !

lance une surveillante de prison.

Peu de gens font surveillant pénitentiaire par vocation, ce n’est pas policier ou pompier, mais nous sommes fiers de faire ce métier, on porte un uniforme, on sait qu’on a besoin de nous même si on travaille un peu dans l’ombre, mais plus dans ces conditions.

conclut David Lacroix, également surveillant de prison.

 

Un gardien de prison proteste devant Vendin-le-Vieil, dans le nord de la France, le 15 janvier 2018

(credit photo AFP) Un gardien de prison proteste devant Vendin-le-Vieil, dans le nord de la France, le 15 janvier 2018

 

Publié le lundi 15 janvier 2018 à 18:03, modifications lundi 15 janvier 2018 à 16:06

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