Société

Les policiers auraient surveillé une journaliste ayant enquêté sur Rédoine Faïd

Marie Peyraube, une journaliste de BFMTV, a effectué une enquête sur Rédoine Faïd. Durant son enquête, elle a interviewé des proches du criminel, des policiers et des avocats. Toutefois, un article récemment paru dans le Parisien suppose que les magistrats et les policiers ont fait suivre la journaliste.

Les policiers ont arrêté Rédoine Faïd en début octobre, après trois mois de cavale. Il s’est effectivement évadé de la prison de Réau en juillet 2018. Marie Peyraube a tenu à retracer le parcours du braqueur. D’ailleurs, elle en a fait un documentaire détaillé diffusé le lundi 8 octobre 2018.

La journaliste a été filée

Seul ombre au tableau, la journaliste a appris en lisant un article du Parisien, qu’elle a fait l’objet d’une surveillance policière au cours de son enquête. Selon l’article, les policiers qui l’ont suivie avaient eu l’accord des juges. Les magistrats et forces de police pensaient qu’elle les menerait à Rédoïne Faid et qu’ils pourraient alors intercepter le criminel.

L’APJ dénonce ces violations et méthodes intrusives

Marie Peyraube est membre de l’Association de la presse judiciaire (APJ). Cette dernière a publié un communiqué le lundi 15 octobre 2018. Ce communiqué dénonce les agissements des magistrats et des policiers. L’Association pointe du doigt ces « méthodes intrusives » et déclare qu’elle «s’associera à toutes les voies de recours qui pourraient être engagées contre ce qui s’apparente à une violation de la loi sur la protection du secret des sources des journalistes ».

Le Procureur de la République et la DGPN n’ont ni démenti ni affirmé l’existence de la surveillance

De plus, l’Association a envoyé un courrier au procureur de la République de Paris, François Molins, et à la Direction générale de la police nationale (DGPN) pour leur demander des explications. Précisément, elle leur a demandé en quoi consistait ce suivi, combien de temps cela a duré et si cette surveillance a bel et bien pris fin aujourd’hui.

Pour réponses, la DGPN n’a pas émis de commentaires. Quant aux services du procureur de la République de Paris, ils ont déclaré qu’ils ne pouvaient ni confirmer ni infirmer les informations à ce stade et au vu des éléments du dossier d’instruction.

Publié le mercredi 17 octobre 2018 à 11:02, modifications mercredi 17 octobre 2018 à 8:41

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !