Société

La France connaîtra-t-elle une pénurie de rosé cet été ?

Trop de demande, pas assez de vin… Son succès dans le monde pourrait conduire à une pénurie de rosé cette année.

Une faible récolte combinée à une hausse de la demande mondiale pourrait avoir des conséquences fâcheuses pour les amateurs de rosé. En effet, selon une hypothèse avancée par Béatrice Brasseur des Echos vendredi 18 mai, victime de son succès, le rosé pourrait venir à manquer cet été.

Le rosé victime de son succès

Ainsi, alors que la demande ne cesse d’augmenter, l’ensemble de la consommation a grimpé de 31% en quinze ans. Et, la faible production de rosé en 2017 risque de ne pas suffire à étancher toutes les soifs. Comme le rappelle Les Echos, la France est le principal producteur, exportateur et consommateur de rosé. Toutefois, la demande ne se limite plus aux frontières de l’hexagone. Ainsi, la demande mondiale connaît également une forte croissance, +31% en 15 ans. Le nombre de pays importateurs a augmenté de 16% sur la période. Les États-Unis, le Royaume-Uni, ou l’Allemagne sont ainsi particulièrement friands de ce vin autrefois pourtant si décrié.

Déjà, la France commence à manquer de vin sur le millésime 2017. En effet, les volumes produits sont en recul, et ce, dans un contexte de récolte historiquement faible. Et, malgré 6,4 millions d’hectolitres produits par an.

Quel terroir domine la production ?

Le Languedoc produit 320 millions de bouteilles. Soit, le double de la Provence et trois fois plus que la Loire. Sur le territoire, la production de rosé a crû de 35% en seulement sept ans, précise le quotidien économique. En outre, en Provence, la deuxième région productrice de rosé de France, la récolte a baissé de 12 % l’an dernier. Soit 20 millions de bouteilles en moins. Une situation qui fait mécaniquement grimper les prix de 20 à 30 % l’hectolitre selon l’AOC.

Si les exportations de rosé ont été multipliées par 6,5 en volume en dix ans, elles l’ont été de 11,5 en valeur. A noter, selon Les Échos, les investisseurs locaux et étrangers se pressent désormais au portillon devant le succès fulgurant du rosé.

Or, si l’on devrait toujours pouvoir trouver du rosé en supermarché cet été, le spectre de la pénurie risque en revanche d’affecter son prix. Alors qu’une bouteille de rosé coûte en moyenne 4,44 euros, l’AOC prévoit une hausse du prix aux alentours de 5,5 euros la bouteille en 2018.

Publié le dimanche 20 mai 2018 à 10:58, modifications dimanche 20 mai 2018 à 10:10

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !