Société

Défilé du 1er-Mai à Paris : Entre violences et dégradations, 109 personnes en garde à vue

En marge du défilé du 1er-Mai à Paris, des heurts ont éclaté entre la police et environ 1.200 individus encagoulés. Ceux-ci ont provoqué des destructions tout le long du parcours de la manifestation à Paris, empêchant celle-ci d’avancer.

109 personnes ont été placées en garde à vue après les dégradations et les violences commises lors du défilé du 1er-Mai à Paris. C’est la préfecture de police qui a annoncé ce chiffre. Corrigeant une première annonce du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui avait évoqué quelques minutes plus tôt évoqué le chiffre de 209 personnes.

Par ailleurs, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué en début de soirée que les incidents avaient fait trois blessés légers. Un fonctionnaire de police a par ailleurs été légèrement atteint.

1.200 individus encagoulés

Après s’être élancée de la place de la Bastille, la manifestation du 1er-Mai à Paris s’est retrouvée bloquée par un millier d’individus encagoulés, ce mardi peu après 15 heures. Selon les derniers chiffres officiels, environ 1.200 black blocs ont été recensés mardi 1er mai par la préfecture, sur les 14.500 personnes venues hors cortège syndical.

Ainsi, restaurant McDonald saccagé, vitrines cassées, engins incendiaires lancés : la manifestation s’est émaillée d’incidents.

Rassemblés autour de banderoles comme « Premiers de cordée, premiers guillotinés ». Ou « cette fois, on s’est organisé ». Des black blocks criaient « Tout le monde déteste la police », « Paris, debout, soulève-toi ». « Zyed, Bouna, Theo et Adama, on n’oublie pas, on pardonne pas ». Pour rappel, les black blocs sont issus d’un mouvement radical de gauche. Né en Allemagne dans les années 1980, ils se développent progressivement dans toute l’Europe. Or, ultra mobiles, ces ultra-radicaux de gauche sont de tous les combats altermondialistes violents

Outre les dégradations, les individus ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre. Ceux-ci ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et deux lanceurs d’eau.

Face à ces violences, le préfet de police de Paris Michel Delpuech a demandé au cortège syndical de changer l’itinéraire initial du défilé. Car dès lundi, la préfecture de police avait évoqué un risque de débordement par « des groupes extrémistes ». Ceux-ci voulant faire de cette journée « un grand rendez-vous révolutionnaire ». Elle avait déjà alerté sur des actions « prévoyant de s’en prendre violemment aux forces de l’ordre ainsi qu’aux symboles du capitalisme ».

Encore plus de forces de l’ordre

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a condamné « avec fermeté » les « violences et dégradations » commises en marge du défilé. En effet, interrogé sur France 2, il a promis « encore plus de forces de l’ordre » lors des prochaines manifestations.

Pour les prochaines manifestations, il y aura encore plus de forces de l’ordre. Avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser.

A-t-il déclaré.

En outre, en visite officielle en Australie, Emmanuel Macron a, dans un tweet, « condamné avec une absolue fermeté les violences » qui ont émaillé le défilé parisien.

Le Premier ministre Édouard Philippe a déjà pointé dans un communiqué

L’irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements.

Par ailleurs, il a salué « le professionnalisme des forces de l’ordre » qui ont « su répondre avec maîtrise ».

Enfin, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a adressé

Publié le mercredi 2 mai 2018 à 11:09, modifications mercredi 2 mai 2018 à 9:56

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