Santé

L’industrie des confiseurs s’engage à ne plus utiliser le dioxyde de titane, le fameux E171, dans les bonbons

L’additif alimentaire E171, ou dioxyde de titane, est utilisé dans les bonbons, mais également dans la production de desserts, ou encore de produits de boulangerie et pâtisserie. Toutefois, ce dernier est largement controversé car considéré comme « cancérigène possible » pour l’Homme.

Les confiseurs français ont annoncé mardi 19 juin leur engagement à bannir de leurs bonbons le dioxyde de titane, également désigné sous le sigle E171. En effet, les industriels du secteur ont signé une charte promettant de diminuer la quantité de sucre présente dans leurs produits, mais aussi de trouver une alternative au dioxyde de titane. Ce dernier étant largement controversé car considéré comme « cancérigène possible » pour l’Homme par le centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Qu’est ce que le dioxyde de titane

Le dioxyde de titane est une espèce minérale existant à l’état naturel, telle que de la roche. Or, après traitement, il apparaît sous la désignation de E171 sur les étiquettes des produits. Ainsi, c’est un additif qui rentre dans la confection de nombreux produits alimentaires comme les confiseries, le chocolat, les plats cuisinés ou les pâtisseries industrielles. Il est principalement utilisé comme colorant afin d’intensifier ou de modifier les couleurs du produit initial. Cependant, le dioxyde de titane ne possède aucune propriété nutritionnelle. Seules des considérations esthétiques et marketing peuvent expliquer sa généralisation. En effet, selon l’ONG Agir pour l’environnement, environ 4000 produits de la consommation courante en contiendraient.

Les confiseurs et industriels du secteur vont donc devoir trouver des alternatives à l’additif. Et, certains y sont déjà parvenus. En effet, selon Florence Pradier, la secrétaire générale des confiseurs de France :

100 % des confiseurs vont retirer le dioxyde de titane de leurs produits. 90 % l’ont déjà fait.

Une promesse du gouvernement

Les industriels anticipent déjà l’interdiction prochaine de l’additif. Celle-ci doit intervenir avant la fin de l’année selon la promesse du gouvernement. Pour mémoire, le gouvernement avait annoncé le 18 mai son intention de demander « avant la fin de l’année » la suspension de l’utilisation dans les produits alimentaires de ce produit sous forme de nanoparticules. Ces particules 50.000 fois plus petites qu’un cheveu sont davantage absorbées par l’organisme. C’est-à-dire qu’elles peuvent traverser les cellules et s’accumuler au niveau des organes.

À ce jour, les études ne permettent pas de conclure, malgré l’avis du centre international de recherche sur le cancer de l’OMS (CIRC), au caractère cancérigène de l’additif. La dernière évaluation de l’autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA) de 2016, qui se penche uniquement sur ses applications alimentaires, estime qu’il n’est « pas de nature à entraîner un risque sanitaire ». Toutefois, elle recommande de nouvelles études. Elle entend notamment combler des « lacunes » dans les données concernant de possibles effets sur le système reproducteur. L’agence Européenne a justement été chargée par la commission Européenne de réaliser de nouvelles évaluations.

Publié le jeudi 21 juin 2018 à 9:48, modifications jeudi 21 juin 2018 à 9:49

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