Santé

L’abus de médicaments tue 10 000 personnes chaque année

Le Collectif Bon Usage du médicament souhaite lutter contre ce phénomènes à travers une nouvelle campagne de prévention

Le mauvaise usage de médicaments est directement responsable de plus de 10 000 décès tous les ans. Pour tenter de résoudre ce problème de santé public grave, qui tue 3 fois plus que les accidents de la route, le Collectif Bon Usage du médicament a lancé une campagne de prévention.

Des mesures simples pour éviter le pire

Le mésusage de médicaments peut aboutir à des symptômes graves nécessitant une hospitalisation, et peut même mener à la mort du patient. Que ce soit à cause d’un surdosage, d’une mauvaise lecture des contre-indications ou d’une prise non justifiée, les symptômes de ce mauvais usage peuvent être gravissimes. Parmi eux, on peut citer des troubles de l’équilibre, des troubles digestifs, des vertiges, un bouleversement du rythme alimentaire, voire parfois même de la paranoïa et des hallucinations.

Chaque année plus de 10 000 personnes décèdent des suites d’un mauvais traitement, tandis que 130 000 autres sont hospitalisées en urgence. Il s’agit donc d’un véritable problème de santé public, qui nécessite 1,3 millions de journées d’hospitalisations par an. Pourtant, la plupart de ces incidents auraient pu être prévenus. En effet, le Collectif Bon Usage du médicament estime que 40 à 75% de ces hospitalisations auraient pu être évitées avec un minimum de prévention.

Le collectif a donc décidé d’édicter 10 règles à respecter pour éviter ces situations :

1. Fixer un objectif de réduction des décès et des hospitalisations dus au mauvais usage du médicament, à 5 ans
2. Créer un Observatoire du bon usage du médicament
3. Renforcer la formation de tous les professionnels de santé au bon usage du médicament
4. Encourager la coopération médecins-pharmaciens au travers du Développement Professionnel Continu
5. Sensibiliser les jeunes et les salariés au bon usage du médicament via le Service Sanitaire
6. Relancer les campagnes d’information grand public sur le bon usage, portées par les autorités de santé
7. Généraliser dans les logiciels d’aide à la prescription, la détection des interactions médicamenteuses provenant de multi-prescriptions
8. Accélérer, via le DMP (Dossier Médical Partagé), la mise à disposition des outils de partage des données patients entre professionnels de santé et œuvrer à leur bonne utilisation
9. Rendre inter opérables les messageries sécurisées entre professionnels de santé (ville / hôpital)
10. Mettre en place un numéro vert à destination des médecins et pharmaciens pour leur permettre de contacter un référent médicament dans les situations complexes

 

Publié le vendredi 23 mars 2018 à 18:44, modifications vendredi 23 mars 2018 à 16:06

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !

En direct