Politique

Primaire à gauche : Vincent Peillon s’en prend au “fascisme rampant” de Marine Le Pen

Invité de l’émission “L’Entretien Politique” sur France 2 ce mardi 3 janvier, Vincent Peillon était bien décidé à faire entendre sa voix. Quitte à décimer tous ses concurrents sur son passage.

Il n’avait que vingt-huit minutes d’antenne pour convaincre les téléspectateurs de France 2. Il n’a pas fallu plus de quatre minutes à Vincent Peillon pour tacler Manuel Valls, responsable selon lui de “fractures profondes au sein de la gauche”, avant d’enchaîner sur Benoît Hamon et Arnaud Montebourg :

Tous deux ministres plus longtemps que moi, ils sont sortis du gouvernement de manière très brutale. Ils ont mis les uns et les autres dans une situation difficile.

L’eurodéputé n’a pas fait davantage de cadeaux à ses concurrents de droite. Interrogé sur le programme électoral de François Fillon, le candidat à la primaire de gauche a dénoncé “des bénéfices pour quelqu’uns, des sacrifices pour tous les autres.” Mais c’est à la candidate FN Marine Le Pen que Vincent Peillon a réservé son attaque la plus cinglante :

Le problème en France ce n’est pas Manuel Valls, mais le fascisme rampant de Madame Le Pen.

Plan européen d’investissement de 1000 milliards d’euros

Malgré ces nombreuses offensives, Vincent Peillon a tout de même trouvé le temps de présenter son programme. Partisan d’un “New Deal Européen”, il entend négocier un plan d’investissement européen de 1000 milliards d’euros.

“Crime historique”

Le candidat à la primaire socialiste s’est également exprimé sur un sujet qui semble lui tenir particulièrement à coeur : l’accueil des réfugiés de guerre en Europe. Pour lui, ce dossier brûlant s’apparente à “un crime historique”. L’ancien ministre prône une révision du droit d’asile et des accords de Dublin ainsi que la mise en place d’un corridor humanitaire afin de rectifier ce qu’il considère comme “l’un des plus grands échecs de l’Europe” :

L’Europe a foulé aux pieds ses valeurs. Nous avons été incapables de faire ce que nous devions faire.

Tout comme les six autres candidats, Vincent Peillon ne dispose plus que de dix-neuf jours pour convaincre les électeurs avant le premier tour de la primaire de la gauche qui aura lieu le dimanche 22 janvier.

Publié le mercredi 4 janvier 2017 à 15:09, modifications mercredi 4 janvier 2017 à 15:09

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