Politique

Présidentielle 2017 : Benoît Hamon défend le financement de sa campagne

Benoît Hamon a répondu aux mises en cause de certains membres du Parti socialiste qui s’interrogent sur les 15 millions d’euros dépensés pendant sa campagne présidentielle.

Benoît Hamon a défendu ce jeudi 24 août le financement de sa campagne présidentielle, en réponse à la mise en cause de certains membres du Parti socialiste.

En effet, il l’a qualifié de « vertueuse, propre et honnête ».

Ma campagne a été vertueuse, propre, honnête. Elle est totalement transparente. Y compris le financement de mon nouveau mouvement dont j’ai rendu immédiatement public le montant.

A ainsi déclaré l’ancien candidat à l’élection présidentielle, lors des journées d’été d’Europe-Ecologie-Les Verts à Dunkerque.

Pour rappel, Julien Dray avait réclamé un audit des dépenses de campagne du candidat.

Depuis, d’autres membres du Parti socialiste s’interrogent sur les quelque 15 millions d’euros dépensés par Benoît Hamon, éliminé au premier tour de la présidentielle avec 6,36% des voix.

Vu le faible nombre de meetings, et le peu de matériel de propagande utilise, cette campagne a dû coûter au maximum 10 millions, pas 15.

Avait déclaré Julien Dray.

Il y a beaucoup de socialistes avec lesquels je travaille. Il y en a d’autres qui n’ont pas fait une réunion politique dans ma campagne, n’ont pas fait un meeting dans ma campagne. Et qui maintenant se posent en père-la-vertu.

A rétorqué Benoît Hamon, pointant « les amis de François Hollande qui apparemment sont à l’origine de tout ça ».

« Juste un truc politique pour nous faire chier »

En outre, le meeting du 1er juillet, organisé par Benoît Hamon pour annoncer la création de son propre mouvement semble être au cœur des suspicions.

Sur ce sujet encore, Benoît Hamon est monté au créneau.

Je crois qu’au fond ce qui m’est reproché, c’est d’avoir mis 10.000 personnes le 1er juillet à Vincennes. Je serais ravi que le Parti socialiste, autour de Julien Dray et Stéphane Le Foll et peut-être François Hollande pour un grand retour, réunissent 10.000 personnes en plein air. Même la pluie serait au rendez-vous.

a-t-il ironisé.

Enfin, l’ancien ministre de François Hollande a mis en cause l’organisation « tardive » de la primaire par le Parti socialiste.

On a été obligé de réserver des salles, d’organiser la campagne tardivement. On avait nous budgété 14,5 millions à 15 millions de dépenses parce que nous voulions être au second tour. Je n’avais pas anticipé que la moitié du gouvernement et des dirigeants socialistes organiseraient la campagne d’Emmanuel Macron.

a-t-il fustigé.

Publié le vendredi 25 août 2017 à 10:03, modifications vendredi 25 août 2017 à 8:11

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !