Politique

Plus de 150 députés se mobilisent en faveur d’une nouvelle loi pour la fin de vie

156 députés dont 122 LREM réclament qu’une loi sur la fin de vie voit le jour en 2018.

La fin de vie est l’un des principaux débats des Etats généraux de la bioéthique qui ont été lancés en janvier. Mais, les députés ne semblent pas décidés à laisser le débat aux experts. 156 d’entre eux réclament à légiférer dès cette année.

“La libre disposition de leur corps”

Ils sont 156. Parmi eux, on trouve 122 membres de LREM, le parti d’Emmanuel Macron. Mais, l’éventail est particulièrement large. Parmi les signataires on trouve ainsi le chef de file des députés PS Olivier Faure, l’ex-Premier ministre Manuel Valls ou encore le vice-président de l’Assemblée Yves Jégo (UDI/Agir). Bref, un panel large d’élus représentatif de la quasi-totalité du territoire, qui signent une tribune dans Le Monde. Au cœur de leur demande : “donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et de leur destin“. Ils précisent toutefois qu’ils souhaitent conserver une “clause de conscience pour les médecins”. Une protection sans doute destinée à faire revivre le spectre de la clause pour les maires lors débats du “mariage pour tous”.

Dans un pays où 89% des Français considèrent important de légaliser l’euthanasie comme le rappellent les députés, “il ne faudrait pas condamner la compassion”. Surtout, le choix de chaque personne “doit pouvoir être respecté”.

A l’heure actuelle en France, c’est la loi Leonetti de 2005 qui encadre ce genre de situations. Elle définit le concept de soin “déraisonnable :  lorsque les soins sont inutiles ou n’ont “d’autres effets que le seul maintien artificiel de la vie”. Pour autant, elle ne légalise pas l’euthanasie active.

Publié le vendredi 2 mars 2018 à 10:22, modifications vendredi 2 mars 2018 à 9:22

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