Politique

Jean-Jacques Urvoas dément fermement les accusations de mises sur écoute de François Fillon et de Marine Le Pen

Alors que la polémique et le contre-feu de François Fillon dans l’affaire du cabinet noir vient de replonger la campagne présidentielle en eaux troubles, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a vivement dénoncé l’attitude de François Fillon. Marine Le Pen n’a pas été épargnée non plus.

Le Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a donc répondu aux deux candidats à la présidentielle.

Le ministre de la Justice a indiqué, dans un communiqué ce lundi comme le rapporte 20 Minutes,  qu’un éventuel procédé d’écoutes de François Fillon ou de Marine Le Pen, mis en place par l’exécutif, relevait :

au mieux de la pure spéculation et au pire d’une volonté de manipulation de la réalité.

La folle rumeur d’écoutes téléphoniques menées par François Hollande

Jean-Jacques Urvoas a donc tenu à dissiper cette rumeur. Ces terribles accusations étaient portées par deux des candidats à la présidentielle à l’encontre du chef de l’Etat François Hollande. Cette calomnie et cette tactique politicienne a été employée après les accusations soulevées par François Fillon et ses équipes. En extrapolant sur certaines révélations suite à la lecture du livre Bienvenue Place Beauvau, le camp Fillon a évoqué la théorie d’un cabinet noir dans les couloirs du Palais de l’Elysée.

Le grand gagnant de la primaire de la droite avait ainsi jugé samedi « probable » qu’il soit sur écoute. Marine Le Pen a également indiqué ce lundi qu’elle croyait comme François Fillon à des « écoutes » du « pouvoir ».

Jean-Jacques Urvoas dément formellement la pratique d’écoutes téléphoniques à l’encontre de deux des candidats à l’élection présidentielle

Le Garde des Sceaux a publié un communiqué suite aux accusations d’écoutes au préjudice des candidats Fillon et Le Pen.

Toute affirmation selon laquelle le candidat des Républicains ou celle du Front national ferait l’objet d’écoutes judiciaires relève au mieux de la pure spéculation et au pire d’une volonté de manipulation de la réalité.

Jean-Jacques Urvoas s’en est même pris personnellement aux deux candidats dans sa déclaration. Il a dénoncé leur posture et leur attitude. Il est même allé jusqu’à évoquer leur refus de se plier à une décision de justice.

De tels comportements masquent mal le refus évident de rendre des comptes à la justice.

Le rappel du cadre légal

Le Garde des Sceaux a tenu à rappeler quelle était la procédure judiciaire dans le cadre d’une écoute téléphonique. Il a ainsi indiqué qu’en :

matière judiciaire, les interceptions de communications sont des actes d’enquête dont la mise en œuvre relève de la seule décision des magistrats indépendants chargés de l’enquête.

Jean-Jacques Urvoas a tenu à préciser que depuis 2012, l’exécutif n’est intervenu :

en aucune manière dans le cours des procédures judiciaires.

Il a d’ailleurs indiqué qu’une loi du 25 juillet 2013 interdisait dorénavant au garde des Sceaux de donner des instructions dans des affaires particulières.

Reste à savoir si François Fillon et Marine Le Pen vont riposter après ce démenti catégorique du Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas dans l’affaire des écoutes.

Publié le mardi 28 mars 2017 à 16:06, modifications mardi 28 mars 2017 à 16:12

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