Politique

Frappes en Syrie : Emmanuel Macron affronte les eurodéputés au Parlement européen et défend une « Europe qui protège »

Vivement critiqué pour avoir contribué avec les Américains et les Britanniques aux frappes en Syrie, Emmanuel Macron a laissé éclater sa colère devant le Parlement européen.

Le président français Emmanuel Macron a défendu ce mardi 17 avril devant le Parlement européen les frappes menées contre des sites d’armes chimiques en Syrie par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France.

Je vous le demande : les mêmes qui à chaque fois s’indignent devant les images que nous avons vues, d’enfants, de femmes morts d’attaques de chlore, restons-nous assis ? Défendons-nous des droits en disant : ‘les droits c’est pour nous’, ‘les principes c’est pour nous’. Mais ‘la réalité, elle est pour les autres?’ Non! Non! Trois pays sont intervenus et, je vous le dis avec beaucoup de franchise : pour l’honneur de la communauté internationale !

A-t-il martelé en haussant le ton devant les eurodéputés.

Bâtir une Europe qui protège

Rappelant que la France était intervenue aux côtés du Royaume-Uni et des Etats-Unis, Emmanuel Macron a souligné qu’« aucune victime humaine » n’était à déplorer. En outre, il s’est félicité que « trois sites de production et de transformation d’armes chimiques » avaient été détruits.

Regardons nos principes en face. Regardons le droit international en face. Et demandons-nous où nous voulons aller?

A-t-il poursuivi, sous les applaudissements d’une partie de l’hémicycle.

Dans ce nouveau plaidoyer devant le Parlement de Strasbourg, Emmanuel Macron s’est exprimé pour « défendre fermement » une « souveraineté européenne réinventée ». De nouveaux arguments qui viennent mettre en lumière l’enjeu que représenteront les élections européennes de mai 2019. Notamment pour le chef de l’Etat français et pour La République en Marche (LREM). Ainsi, Emmanuel Macron a décliné le slogan déjà martelé et annoncé il y a plusieurs semaines par Christophe Castaner : « Bâtir une Europe qui protège ».

Enfin, Emmanuel Macron a concédé que « ces frappes ne règlent rien ».

Mais elles mettent fin, simplement, à un système auquel nous nous étions habitués qui est que, en quelque sorte, le camp du droit serait devenu le camp du faible. Et je ne m’y résous pas.

A-t-il sobrement ajouté.

Nous continuons le travail diplomatique et humanitaire.

A finalement conclu Emmanuel Macron, précisant qu’il n’avait « déclaré la guerre à personne » d’autre que Daech. Contrairement à Bachar al-Assad, qui « mène une guerre parallèle contre le peuple syrien et ses opposants ».

Publié le mardi 17 avril 2018 à 17:14, modifications mardi 17 avril 2018 à 17:12

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