Politique

Emmanuel Macron n’est pas contre une deuxième journée travaillée non payée

Le président estime qu'il s'agit d'une "piste intéressante"

Emmanuel Macron considère que la mise en place d'une deuxième journée travaillée non payée est "une piste intéressante".

Une deuxième journée de solidarité va-t-elle être instaurée durant le quinquennat d’Emmanuel Macron ? Le président de la République a fait savoir qu’il n’était pas contre cette éventualité.

Au cours de son interview menée par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron a répondu à plusieurs questions sur la fiscalité française. Le président de la République a notamment expliqué que l’instauration d’une deuxième journée travaillée non payée est tout à fait envisageable.

Emmanuel Macron confirme “la piste” évoquée par Agnès Buzyn

Dimanche 15 avril, Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin se sont longuement entretenus avec le chef de l’Etat pour Mediapart, BFMTV et RMC. Au cours de cette interview, Emmanuel Macron a expliqué qu’il n’y aurait pas de nouvel impôt durant son quinquennat. Il a en effet déclaré :

Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local, ni d’un impôt national, il n’y aura pas d’augmentation de la pression [fiscale, ndlr]

Le président de la République a ensuite ajouté :

Aujourd’hui nous devons refondre en profondeur notre fiscalité locale. On va la recomposer pour la répartir entre les communes, les départements et les régions. Oui, on a demandé un effort pour pouvoir justement réussir à baisser les cotisations sociales salariales de tous les travailleurs de France pour que le travail paye mieux.

Afin d’obtenir une nouvelle source de financement, Emmanuel Macron n’exclut pas l’instauration d’une deuxième journée travaillée non payée. La première a été instaurée après l’été 2003. Durant la canicule, 19 000 Français étaient décédés à cause de la chaleur, ne pouvant être pris en charge. Parmi ces victimes, une grande majorité était constituée de personnes âgées.

La semaine dernière, la ministre de la santé Agnès Buzyn évoquait déjà cette éventuelle deuxième journée de solidarité. Emmanuel Macron a affirmé à propos de cette initiative qu’il juge apparemment pertinente :

C’est une piste. Est-ce que ça a bien marché la dernière fois ? Je ne suis pas contre, je pense que c’est une piste intéressante, il faut le regarder.

Par ailleurs, ce mardi 17 avril, le président de la République s’est exprimé à Strasbourg devant les députés européens. Pour cette première intervention, le chef de l’Etat a notamment proposé un programme pour financer les collectivités accueillant des réfugiés.

Publié le mardi 17 avril 2018 à 15:03, modifications mardi 17 avril 2018 à 14:59

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