Politique

Emmanuel Macron croit citer Audiard, il cite en réalité… Chevallier et Laspalès

C’est bien connu : en politique, mieux vaut utiliser les références culturelles avec prudence. Ainsi, Emmanuel Macron fait actuellement les frais d’une petite confusion après que celui-ci ait cité à deux reprises le duo comique Chevallier et Laspalès. Problème : le leader d’En Marche ! croyait citer Michel Audiard. Aïe !

On commence à le savoir : Emmanuel Macron est un fan des citations. Et plus particulièrement de Michel Audiard, pour qui le candidat à la présidentielle est un fan assumé. Ainsi, il y a quelque temps, l’ancien benjamin du gouvernement révélait son amour pour le cinéaste dans l’émission Punchline de C8.

Depuis, le leader d’En Marche ! s’en donne à cœur joie. Pour preuve, en septembre dernier, celui-ci se fendait d’un « Je ne suis pas là pour beurrer les tartines » à un éleveur lors d’un déplacement dans le Cantal. Une référence claire au film Les Tontons Flingueurs, dont les mots originaux sont :

Mais dis donc, on n’est quand même pas venus pour beurrer les sandwiches.

Mais Emmanuel Macron aurait peut-être dû s’arrêter là…

« IL Y EN A QUI ONT ESSAYÉ… »

En effet, le 21 février dernier, le chouchou des sondages était en meeting à Londres. L’occasion pour lui de faire part de sa passion pour Audiard devant son audience. Ainsi lança-t-il, sûr de lui :

On peut essayer, comme disait Audiard. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.

Euh… Michel Audiard serait vraiment derrière cette citation ? Attendez un peu… Non, en y réfléchissant bien, il s’agit d’une réplique culte du sketch Le Train pour Pau signé du duo comique Chevallier et Laspallès.

Cette confusion aurait pu paraître insignifiante si, le 6 avril dernier, Emmanuel Macron n’avait pas commis la même bourde. Du coup, quand un journaliste de RFI l’interroge au sujet d’une possible tentative d’intimidation de Poutine sur lui s’il accédait à l’Élysée, rebelote :

Comme dirait Michel Audiard, il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.

Cette fois, c’est sûr : il va bien falloir finir par prévenir le candidat à la présidentielle de son erreur !

Publié le mardi 11 avril 2017 à 11:24, modifications mardi 11 avril 2017 à 11:53

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