Politique

Emmanuel Macron compare l’Europe d’aujourd’hui avec celles de l’entre-deux-guerres

Emmanuel Macron dit craindre pour une Europe « divisée par les peurs, le repli nationaliste de perdre sa souveraineté ».

Pour Emmanuel Macron, la situation en Europe serait similaire à celle de l’entre-deux-guerres, des années 30. Fort de ce constat, il lance un appel à la « vigueur démocratique ».

Résister

Ainsi, dans un entretien accordé à Ouest-France et publié mercredi 31 octobre, le président de la République agite le spectre des années 1930 :

Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres.

Indique le chef de l’État en marge d’une visite de l’exposition consacrée à Georges Clémenceau au Panthéon en début de semaine.

Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929.

Depuis plusieurs mois, Emmanuel Macron évoque le combat que les « progressistes » doivent, selon lui, mener contre les « nationalistes ». Ceux-là même qui sont au pouvoir dans des pays comme la Hongrie, l’Italie ou la Pologne. Il attend agir notamment en vue des élections de mai 2019 pour le Parlement européen. Car, la vague populiste, qui risque d’entraver ses projets pour un renforcement de la construction européenne, a également gagné l’Allemagne, provoquant le recul des partis traditionnels.

Néanmoins, le président de la République estime que les Européens n’ont pas le choix :

Notre destin se construira à l’échelle de l’Europe.

Explique-t-il dans Ouest-France.

Comprendre les leçons de cette Histoire

Rappelons que les années 1930 se sont caractérisées par un crise des démocraties occidentales. Dépression qui a été le fruit du traumatisme de la première guerre mondiale et de la grande dépression de 1929. Ainsi, y a-t-il eu l’émergence des modèles totalitaires. Avec notamment, la volonté des nations d’imposer leurs intérêts nationaux et l’invocation d’un bouc émissaire, qui serait responsable de toutes les difficultés du moment.  

Ainsi, Emmanuel Macron se rendra le 18 novembre à Berlin pour prononcer un discours au Bundestag. A cette occasion il devrait s’employer à conforter la relation franco-allemande, à laquelle il « souhaite donner un nouveau tour ».

Avant cela, le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale. Pendant une semaine intense, et à partir de dimanche 4 novembre, il va visiter les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts de France. Suivront la cérémonie du 11 novembre à l’Arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la Paix à La Villette. Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron indique qu’il ne veut « pas simplement regarder l’Histoire ».

Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette Histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir.

Publié le vendredi 2 novembre 2018 à 9:00, modifications vendredi 2 novembre 2018 à 8:28

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