Politique

Élections européennes : Mélenchon veut en faire une sanction contre Macron

Le leader de la France Insoumise, dont le parti a démarré son université d’été hier à Marseille, souhaite que le printemps 2019 soit une occasion d’illustrer un “référendum anti-Macron”.

Du jeudi 23 au dimanche 26 août 2018, se tiennent à Marseille les AMFiS d’été de La France insoumise. Jean-luc Mélenchon, dans la cité phocéenne, appelle le peuple à se positionner en masse contre Emmanuel Macron aux prochaines élections européennes. De fait, le candidat malheureux de la campagne présidentielle réajuste désormais sa stratégie.

Alors qu’il arborait ces dernières années une ligne directrice populiste, Mélenchon l’abandonne pour tendre vers une vision unificatrice. Ainsi, plutôt que rallier les électeurs de toutes les gauches à sa cause, il souhaite désormais fédérer les partis progressistes. Aussi, pour y parvenir, le chef de file de LFI n’a qu’un mot d’ordre : sanctionner Macron.

Mélenchon contre Macron et Merkel

Alors qu’il doit effectuer un discours samedi dans la ville rebelle, Jean-Luc Mélenchon annonce d’avance la couleur dans un entretien accordé à La Provence.

[Emmanuel Macron]est le seul à défendre l’Europe à la sauce Merkel. Nous ne voulons pas d’une gesticulation pour savoir qui est le plus européen. Faire l’Europe en défaisant la France, pour nous, c’est un non catégorique.

Tonne-t-il dans l’interview publiée le 23 août par le quotidien marseillais.

La nouvelle stratégie de Mélenchon

Pour ce faire, la formation politique a déjà établi son plan de campagne en vue des européennes en 2019. L’élu du 4e arrondissement des Bouches-du-Rhône veut ratisser large. Par conséquent, pour cette université d’été, plusieurs partis de gauche sont conviés. PS, Générations, EELV, PCF…Et même LR et LREM ont reçu des invitations.

Une démarche supposée faire taire les accusations récurrentes pointant le manque d’ouverture de La France Insoumise. Toutefois, Jean-Luc Mélenchon précise que le projet, bien qu’invitant au débat d’idées contradictoires, reste avant tout une volonté d’union des gauches, si possible au-delà des frontières hexagonales.

Pourtant, les tergiversations et moult changements de stratégie divisent les opinions au sein même de LFI.

La ligne stratégique dite “populiste” a été rangée ce week-end au placard pour laisser place au “leadership à gauche”. Je considère pour ma part qu’il s’agit là d’une erreur terrible et d’un profond retour en arrière.

Réagissait, par exemple, sur son blog politique il y a trois semaines, François Cocq.

Adjoint au maire de Champigny-sur-Marne, il est l’orateur national de la France Insoumise.

Publié le vendredi 24 août 2018 à 18:01, modifications vendredi 24 août 2018 à 15:56

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