Politique

Notre-Dame-des-Landes : Le sort du futur aéroport fixé avant Noël

La médiation sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, lancée en juin, remettra son rapport le 13 décembre au premier ministre. Il reviendra alors à Emmanuel Macron et au gouvernement de trancher.

Maintien à Nantes-Atlantique ou transfert à Notre-Dame-des-Landes ? La commission de médiation rendra son rapport le 13 décembre prochain. Emmanuel Macron et son gouvernement devront alors trancher avant Noël. Les services de Matignon ont confirmé cette date butoir, initialement fixée au 1er décembre.

Ainsi, après ces six mois de travail, le dossier extrêmement conflictuel du transfert potentiel de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique va donc à revenir sur le devant de la scène.

Or, cette médiation était une volonté d’Emmanuel Macron, qui en avait fait un engagement de campagne. Depuis juin, trois personnalités se sont ainsi attelées à questionner et comprendre les enjeux et problèmes qui continuent de se poser dans ce dossier.

Cette mission de médiation envisagera toutes les solutions allant dans le sens de l’intérêt général.

Avait annoncé Edouard Philippe au moment de son lancement.

Lancée le 1er juin, cette commission de médiation gouvernementale avait suscité de vives critiques de la part des associations et des collectivités locales. En effet, les trois personnalités désignées pour la mener, Michel Badré, Anne Boquet et Gérard Feldzer, ont très rapidement été accusées par les partisans d’un nouvel aéroport d’être, pour au moins deux d’entre eux, contre le projet de transfert.

Que va contenir le rapport ?

Il est important de préciser que les médiateurs ne seront pas décisionnaires de l’avenir du projet. En effet, les spécialistes ont dû lister les avantages et inconvénients identifiés pour chaque option. Soit le maintien de l’actuel aéroport, soit son transfert vers un site à construire à Notre-Dame-des-Landes.

Toutefois, ils ne vont pas se prononcer sur le choix à privilégier.

On apportera au gouvernement toutes les réponses aux questions qui se posent. Et le choix final sera politique. Nous ne l’orienterons pas.

Avait expliqué l’un des médiateurs, Gérard Feldzer, au mois de septembre.

Pour mener à bien leur étude, les trois médiateurs ont auditionné plus de 200 personnes. En outre, ils ont fait travailler plusieurs bureaux d’étude sur la question du transfert de l’aéroport.

Tous les regards braqués sur Nicolas Hulot

Quant au ministre de la Transition écologique, il a assuré que l’éventuelle construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas pour lui une ligne rouge.

Je ne fonctionne pas comme cela. Si je vous dis que c’est une ligne rouge, c’est une forme de chantage. Or, je ne veux rien obtenir par le chantage. Ce ne serait pas sain ni durable.

Prié de s’exprimer sur dans un « deal » passé avec Edouard Philippe, le premier ministre, au moment de son entrée au gouvernement « il y avait l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes », Nicolas Hulot a affirmé qu’« il n’y a jamais eu de deal de ce type ».

J’ai dit à Edouard Philippe et à Emmanuel Macron quelles étaient mes convictions profondes sur tout un tas de sujets. Dont celui-ci, avant d’accepter de devenir ministre. Mon opposition à ce nouvel aéroport était donc connue de tous. »

En effet, selon Nicolas Hulot :

Toutes les alternatives n’ont pas été étudiées. C’est pour cela que j’ai souhaité qu’une commission de médiateurs soit mise en place.

Au final, il reviendra à Emmanuel Macron de trancher sur ce délicat sujet.

 

Publié le vendredi 1 décembre 2017 à 10:42, modifications vendredi 1 décembre 2017 à 10:42

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