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Numéro “anti-relou” : Victime de son succès, le numéro a été désactivé

Ce vendredi 27 octobre, un numéro “anti-relou” avait été créé par Clara Gonzales et Elliot Lepers. Après 6000 messages en moins de 48 heures, le numéro a été temporairement désactivé pour des raisons financières.

Face au harcèlement de rue, alors qu’une jeune hollandaise avait décidé de se prendre en selfie avec ses harceleurs, des militants féministes ont eu une toute autre idée.

Un numéro a donner aux insistants

Effectivement, Clara Gonzales et Elliot Lepers ont pris l’initiative de créer un numéro de téléphone original. Le concept ? Le numéro est à donner à ces personnes insistantes dans la rue. Une heure après l’envoi de leur premier SMS, les harceleurs reçoivent une réponse automatique avec un texte à visée pédagogique sur le consentement.

Le numéro, “n’est pas un numéro d’urgence à utiliser en cas de danger” précise Clara Gonzales. “C’est un acte militant, pas une solution au harcèlement” ajoute-t-elle, sans cacher qu’elle attendait que les pouvoirs publics puissent prendre le relais.

Les personnes pouvaient recevoir le message suivant : “Bonjour. Si vous lisez ce message c’est que vous avez fait ressentir chez une femme un sentiment d’insécurité et/ou de non-respect. Merci de considérer le “non” comme une réponse et de respecter la pensée et le physique des femmes.”

Un succès immédiat

Victime de son succès, les créateurs ont vite étés submergés par le nombre de SMS. En effet, selon l’AFP, le numéro a reçu 6000 messages en moins de 48 heures, ce qui a pu “saturer le système à certains moments”, explique l’un des fondateurs. De plus, financièrement, l’afflux d’appel a coûté cher. De fait, le coût du SMS renvoyé par un robot est de 16 centimes. Sur France Info, Clara Gonzales a expliqué que le numéro est temporairement désactivé pour cette raison financière :

On n’avait pas forcément anticipé cet emballement

Ajoute-t-elle.

Pour que le système continue d’exister, Clara Gonzales et Elliot Lepers, ont alors lancé un appel aux dons ce dimanche matin. “Un euro = 6 relous”, explique Elliot Lepers. Le financement permettrait de maintenir le numéro ouvert pendant 1 an.

Pour dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles, ce dimanche, des milliers de personnes se sont rassemblées dans toute la France.

Publié le lundi 30 octobre 2017 à 13:18, modifications jeudi 2 novembre 2017 à 11:39

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