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WikiLeaks : Julian Assange est privé d’accès à Internet par l’Equateur dans son ambassade de Londres

Les autorités équatoriennes ont décidé de couper l’accès à Internet de Julian Assange. Le fondateur de “WikiLeaks” a entamé ces derniers jours une nouvelle campagne impressionnante de révélations sur Internet. Julian Assange a tenu à assumer son statut de lanceur d’alerte en jouant un rôle prépondérant et en parasitant la campagne électorale américaine. Des milliers de documents confidentiels concernant les courriers électroniques de la candidate Hillary Clinton ont été publiés sur le site de “WikiLeaks” ces derniers jours. Ils ont été obtenus par piratage informatique.

Julian Assange est contraint de vivre dans l’enceinte de l’ambassade d’Equateur à Londres depuis juin 2012. Ce pays d’Amérique Latine lui a accordé l’asile lorsque la justice britannique a autorisé son extradition vers la Suède où il est soupçonné d’agressions sexuelles. Le fondateur de WikiLeaks a pu trouver refuge dans la capitale londonienne et est protégé dans l’enceinte de l’ambassade d’Equateur même si ces conditions de vie ne sont pas idéales. Julian Assange vit reclus comme un ermite. La moindre sortie à l’extérieur peut lui être fatale et lui valoir une arrestation avant d’être extradé vers la Suède ou les Etats-Unis. Un accord avait été passé il y a quelques mois afin qu’il puisse être entendu par un juge suédois dans les locaux de l’ambassade d’Equateur à Londres.

Les autorités américaines ont accusé la Russie de mener des campagnes de piratage informatique hostiles contre le Parti démocrate afin de parasiter la campagne électorale américaine avant le vote décisif de novembre.

Julian Assange a été accusé de servir à ses dépens les intérêts du candidat Républicain Donald Trump et de la Russie.

WikiLeaks a diffusé massivement les documents dérobés illégalement. L’organisation de Julian Assange a nié tout lien avec cette opération de piratage russe. WikiLeaks a même assuré ne pas vouloir nuire à la candidate Hillary Clinton, de manière presque surréaliste au vue des conséquences désastreuses des publications des courriers électroniques sur sa campagne.

WikiLeaks aurait obtenu près de 50 000 missives en provenance de la messagerie de John Podesta, le directeur de campagne de l’ancienne secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Cette somme impressionnante de courriers électroniques est publiée à intervalle régulier sur le site de WikiLeaks.

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L’organisation a publié un certain nombre de messages sur les réseaux sociaux afin de prévenir les citoyens du monde entier des pressions subies suite à cette décision impressionnante et radicale des autorités équatoriennes.

Nous pouvons confirmer que l’Equateur a coupé l’accès à Internet d’Assange samedi à 17h GMT, peu après la publication du discours de Clinton chez Goldman Sachs.

Lundi, l’ONG a publié une série de messages surprenants qui ont évoqué la piste d’un acteur étatique derrière cette coupure soudaine. Mais l’organisation de Julian Assange a pris des précautions. Des mesures de sauvegarde appropriées ont été activées à temps.

WikiLeaks est allé encore plus loin et a clairement pointé du doigt John Kerry, le ministre des affaires étrangères britannique et l’Equateur dans cette décision qui a privé Julian Assange de tout accès à Internet, le renvoyant à l’âge de pierre.

WikiLeaks accuse l’Equateur d’avoir pris cette décision suite à la demande des Etats-Unis afin de stopper définitivement les publications de plusieurs milliers de documents confidentiels sur le Parti démocrate et la candidate Hillary Clinton.

Julian Assange et son ONG risquent de trouver très rapidement un moyen de contourner cette contrainte technique.

Les autorités auront du mal à museler Julian Assange, l’un des lanceurs d’alertes les plus emblématiques de la planète.

Publié le mardi 18 octobre 2016 à 16:30, modifications mardi 18 octobre 2016 à 14:57

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