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Crise au Venezuela : Le pays est au bord du défaut de paiement

L’Assemblée constituante vénézuélienne élue fin juillet avait pour objectif de rétablir le calme au Venezuela. Mais le pays fait face à une crise trop violente.

STORY - Episode 10/17

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Autrefois pays le plus riche d’Amérique du Sud en raison de ses immenses réserves pétrolières, le Venezuela a été ruiné par la chute des cours du brut. Aujourd’hui, récession, inflation, dette et pétrole résument le triste état de son économie. Et le pays ne semble pas près de sortir de la crise.

En effet, alors que l’opposition à l’Assemblée constituante, élue fin juillet se fait de plus en plus visible, Caracas pourrait ne pas survivre à de nouvelles secousses.

Cette situation pourrait même placer le Venezuela sous la menace d’un défaut de paiement.

Dans un tel scénario, l’accès aux marchés de capitaux se fermerait immédiatement pour ce pays riche en ressources pétrolières, mais pauvre en liquidités. Ses créanciers pourraient alors saisir les actifs de la compagnie pétrolière d’État, PDVSA (pétroliers, raffineries, comptes bancaires…). De quoi aggraver la crise humanitaire.

Une dette estimée à plus de 100 milliards de dollars

Selon Le Figaro, jusqu’à présent, le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro a tout fait pour l’éviter. Payant en priorité ses échéances de dette plutôt que d’importer nourriture et médicaments, pourtant si nécessaires. Dans le même temps, la production et les recettes pétrolières baissent.

En outre, la crédibilité du Venezuela pour rembourser sa dette a également été mise à mal par l’élection fin juillet de la toute-puissante Assemblée constituante.

En effet, les contrats de dette du pays ont été rédigés selon le droit américain. Cependant, les Etats-Unis ne reconnaissent pas la Constituante. Ils la considèrent comme un « outil illégitime de la dictature du président Maduro ».

Cette assemblée aggrave le risque en termes de réputation de PDVSA et des bons Vénézuéliens.

A expliqué Juan Carlos Rodado, responsable du département Amérique latine à la banque d’investissement Natixis à New York.

Pour beaucoup d’analystes, la seule option pour Caracas est de renégocier ses remboursements de dette. Mais le rejet international suscité par l’Assemblée constituante pourrait être un obstacle.

Des biens gelés

Mercredi 9 août, les Etats-Unis ont infligé des sanctions financières au Venezuela, au moment où le gouvernement du président Nicolas Maduro poursuit sa reprise en main des institutions.

Le Venezuela ne peut être sanctionné par rien ni par personne.

A immédiatement réagi le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, pour qui les Etats-Unis « se ridiculisent devant le monde entier ».

Ainsi, huit responsables, dont un frère du défunt Hugo Chavez, impliqués dans la récente mise en place de l’Assemblée constituante, rejetée par une grande partie de la communauté internationale, sont visés par ces mesures annoncées mercredi.

Tous les biens de ces individus sont gelés aux Etats-Unis et les citoyens américains ont pour interdiction de commercer avec eux.

A fait savoir dans un communiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Ce régime est inacceptable. Et les Etats-Unis se tiendront au côté de l’opposition. Qui se bat contre la tyrannie jusqu’à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique.

Le 31 juillet, Washington avait déjà imposé des sanctions juridiques et financières sans précédent contre le président Maduro, alors qualifié de « dictateur ».

Publié le lundi 14 août 2017 à 14:36, modifications mardi 15 août 2017 à 11:57

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