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Venezuela : l’ONU envisage une enquête pour « crimes contre l’humanité »

Le Conseil des droits de l’homme souhaite l’ouverture d’une enquête internationale sur les violences au Venezuela.

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Selon une information du Point, le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a demandé lundi 11 septembre une enquête internationale. Le but étant de dénoncer l’usage excessif de la force par les autorités au Venezuela.

En effet, il a estimé qu’il pourrait s’agir de « crimes contre l’humanité ».

J’exhorte le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à lancer une enquête internationale. Sur les violations des droits de l’homme au Venezuela.

A affirmé le prince Zeid Ra’ad Al Hussein, à l’ouverture, à Genève, de la 36e session de cette institution.

Le Venezuela, pourtant un pays producteur de pétrole, est en proie à une grave crise économique. Celle-ci est marquée par des pénuries de produits de première nécessité, et est le théâtre de manifestations depuis avril contre le président Maduro.

Ainsi, les violences de ces derniers mois ont fait 121 victimes selon le régime et près de 160 tués selon les ONG.

« Sans fondement »

Confronté à ces accusations de possibles crimes contre l’humanité, le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « vision unilatérale » des droits de l’homme. En effet, le chef de la diplomatie du Venezuela, Jorge Arreaza Montserrat, a balayé ces critiques. Présent dans la salle du Conseil, il a accusé le Haut Commissaire de présenter des rapports « sans fondement ».

Ils visent à perturber la souveraineté, la paix et la stabilité de notre peuple.

Or, dans cette guerre verbale ouverte, le prince de Jordanie a dénoncé les procédures pénales engagées contre des dirigeants de l’opposition au Venezuela. En passant par les détentions arbitraires, l’usage excessif de la force et le mauvais traitement des détenus.

Il y a un risque réel que les tensions augmentent encore. Le gouvernement écrasant les institutions démocratiques et les voix critiques.

A-t-il asséné.

En outre, le Haut Commissaire a souligné que le Venezuela est actuellement l’un des 47 Etats membres du Conseil des droits de l’Homme. À ce titre, le pays a le devoir de défendre et de promouvoir les droits de l’homme.

Rapport accablant

Cependant ce n’est pas la première fois que Zeid Ra’ad Al Hussein s’en prend au Venezuela. En effet, fin août, il avait jugé, à l’occasion de la publication à Genève d’un rapport accablant sur la situation des droits de l’homme. Celui-ci avait mis en lumière que la démocratie était en danger de mort dans ce pays.

Il avait alors déclaré qu’il y avait eu au Venezuela :

Une érosion de la vie démocratique qui doit être à peine vivante. Si elle est encore en vie.

 

Par ailleurs, la Commission internationale de juristes, une organisation basée à Genève, a quant à elle indiqué que le Tribunal suprême de justice, la Cour suprême du Venezuela, « a cessé d’agir en tant que tribunal indépendant ».

Elle est devenue le bras d’un dirigeant autoritaire.

Présente à l’ONU, Julieta Lopez, tante de l’opposant vénézuélien Leopoldo Lopez, qui est en résidence surveillée, a déclaré aux médias que son pays ne pourra pas s’en sortir « sans une aide extérieure, internationale ».

La dictature est un mot trop doux pour décrire le Venezuela.

S’est-elle désolée, ajoutant que le Venezuela était « dirigé par des bandes criminelles organisées ».

Publié le mardi 12 septembre 2017 à 12:49, modifications mardi 12 septembre 2017 à 16:05

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