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Stephen Paddock : Le cerveau du tueur de Las Vegas va être soumis à une série d’examens

De nombreuses zones d’ombre persistent dans le cadre de l’enquête sur la fusillade de masse perpétrée par Stephen Paddock à Las Vegas. Cette attaque avait rapidement été revendiquée par Daech. Les autorités américaines ont pourtant nié l’implication de l’Etat Islamique. De nouveaux examens médicaux et scientifiques vont être menés à Stanford sur le cerveau du tueur de masse Stephen Paddock.

STORY - Episode 6/7

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Selon des informations de l’AFP et de RTL, le cerveau de Stephen Paddock, le tueur de Las Vegas, va être examiné une nouvelle fois. Des tests inédits seront effectués à l’université de Stanford dans le cadre de l’enquête. La précédente autopsie pratiquée sur le cerveau de Stephen Paddock n’avait rien montré d’anormal.

Stephen Paddock a tué 58 personnes et fait plus de 500 blessés lors d’une fusillade survenue le 1er octobre dernier. Il a délibérément visé les spectateurs d’un concert de musique country, en plein air, à Las Vegas. Le tireur surplombait la foule, depuis les étages supérieurs de l’hôtel Mandalay Bay.

Stephen Paddock était âgé de 64 ans. Selon de nombreuses sources proches de l’enquête, il se serait suicidé avant l’intervention des forces de l’ordre. Les motivations exactes du tireur n’ont pas pu être clairement déterminées. Daech avait revendiqué cette attaque. Les autorités américaines n’auraient trouvé aucune preuve liant Stephen Paddock à l’organisation Etat Islamique.

De nouveaux examens médicaux et scientifiques menés sur le cerveau de Stephen Paddock

D’après des informations du New York Times, le cerveau du tireur va donc être transféré pour une durée d’un mois à l’université de Stanford, en Californie. Une série d’examens poussés seront alors menés. Le cerveau de Stephen Paddock sera disséqué. Ce processus devrait permettre de savoir et de déceler si le tireur souffrait d’anomalies et de troubles par le passé. Il sera ainsi possible de vérifier si Stephen Paddock avait déjà subi des crises d’épilepsie, s’il était atteint d’une tumeur ou de troubles dégénératifs. Le père du tireur souffrait en revanche de troubles mentaux et avait été longuement recherché par le FBI pour des activités criminelles.

Le docteur Hannes Vogel, le directeur de l’institut de neuropathologie de Stanford, s’est confié au New York Times sur ce processus scientifique, dans le cadre de l’enquête sur la fusillade de Las Vegas.

L’ampleur de cette tragédie pousse de nombreuses personnes à se demander ce qui a pu se passer. Tout le monde doute que l’on puisse aboutir à un résultat concret. […] Les possibilités de pouvoir expliquer ce genre de comportement de façon neuropathologique sont très faibles.

Quelles conséquences pour l’enquête ?

Si les médecins en charge de ces analyses complémentaires découvraient des anomalies, il serait néanmoins difficile de pouvoir lier directement cette explication médicale avec la motivation réelle de Stephen Paddock pour perpétrer un tel massacre.

Le docteur Jan E. Leestma a évoqué, lors d’un entretien au New York Times, cette approche scientifique et médicale dans le cadre des investigations menées sur le cerveau de Stephen Paddock.

C’est un exercice très risqué. Le rapport entre ce que l’on peut découvrir structurellement et le comportement est très difficile à établir. Souvent, cela amène davantage de questions que de réponses.

Ces nouveaux examens pourraient donc apporter des éléments pertinents pour expliquer le comportement de Stephen Paddock. Des recherches sur le cerveau des tueurs de masses « ont déjà été essayées par le passé, mais les experts affirment qu’ils n’ont pas été mis au courant des recherches » selon le New York Times.

Selon des précisions de L’Express, en raison du caractère très sensible de l’affaire, le docteur Vogel a indiqué qu’il allait étudier le cas « tout seul. Les résultats seront envoyés directement aux services de la morgue ».

Publié le mardi 31 octobre 2017 à 11:42, modifications mardi 31 octobre 2017 à 10:09

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