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Seconde Guerre Mondiale : Une dispute conjugale aurait pu changer le cours de l’Histoire

Une histoire surprenante… Le Débarquement lors de la Seconde Guerre mondiale a bien failli être compromis à cause d’une dispute conjugale.

Infiltré à l’Abwehr, le service de renseignements de l’état-major allemand, Pujol est l’homme qui a rendu possible le débarquement du 6 juin 1944. Considéré comme le plus grand agent double de l’histoire, Juan Pujol, nom de code « Garbo », a fait croire aux nazis que le débarquement de Normandie allait se dérouler au Pas-de-Calais.

Cependant, son double jeu a bien failli être découvert à cause de sa femme. Des nouveaux documents d’archives déclassifiés par le MI5, et qui viennent d’être révélés sur le site des Archives nationales britanniques, dévoilent ainsi les dessous de l’histoire.

Motivé par une haine du communisme et du fascisme plongeant ses racines dans la Guerre civile espagnole, Pujol est parvenu à s’attirer la sympathie des Allemands dès 1941, en prétendant disposer d’un réseau important d’espions à Londres.

Il se met alors au service du MI5, les services de renseignements britanniques, et pour ne pas éveiller les soupçons des nazis, il fournit aussi bien des informations correctes, que incorrectes. C’est lui qui leur indique que la Normandie est une opération de diversion à grande échelle et que le jour J se déroulerait en fait dans le Pas-de-Calais.

Cependant, ce plan a bien failli échouer à cause d’une dispute avec sa femme, Araceli Gonzalez, qui ne se plaisait pas en Angleterre. En effet, en 1943, elle menace de quitter son mari et de se rendre à l’ambassade d’Espagne pour révéler ses activités au régime franquiste, s’il ne la laisse pas rentrer à Madrid.

Pujol et le MI5 montent alors un stratagème incroyable. Afin de l’empêcher de mettre ses menaces à exécution, ils font croire à Araceli que son mari a été arrêté en raison de son comportement. Inquiète et émue, Araceli tombe dans le panneau et rend visite à son mari, prétendument prisonnier. On lui explique alors que si elle veut que son mari soit libéré, elle doit signer un document qui garantit son silence.

Araceli présentera ses excuses deux jours plus tard à son espion de mari, jurant de ne jamais faire quoi que ce soit qui puisse compromettre son travail.

Après la guerre, Pujol part pour l’Angola où il simulera sa mort, avant de s’installer en Amérique du Sud, au Venezuela, où il meurt en 1988.

Publié le dimanche 2 octobre 2016 à 9:06, modifications vendredi 30 septembre 2016 à 17:07

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