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Pologne : Un couple de touristes hongrois surpris en plein vol de briques d’un crématorium d’Auschwitz-Birkenau

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Une nouvelle affaire de vol dans l’ancien camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau a été signalée. Deux Hongrois ont tenté de voler les briques d’un crématorium en “souvenir” de leur visite.

Lors d’une visite du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau (Pologne) dans la journée du samedi 14 juillet, deux touristes hongrois ont tenté de s’emparer de briques d’un crématorium. La femme âgée de 30 ans et l’homme de 36 ans ont été surpris par un autre couple de visiteurs alors qu’ils tentaient de mettre les briques saisies dans un sac.

Un “souvenir” pour 350 euros d’amende

Le couple d’étrangers s’est défendu, arguant qu’ils voulaient « ramener un souvenir ».

L’homme et la femme ont été accusés de vol d’un bien culturel. Ils ont tous les deux avoué avoir mal agi […] Ils ont expliqué qu’ils voulaient ramener un souvenir et qu’ils ne réalisaient pas les conséquences de leurs actes.

A déclaré Mateusz Drwal, porte-parole de la police régionale à l’agence de presse polonaise PAP.

Les deux touristes ont écopé chacun d’une amende de 1 500 zloty, soit 350 euros, et d’un an de prison avec sursis.

Les vols sont monnaie courante pour le musée du camp

Mais cet incident n’est pas un cas isolé. Le camp d’ampleur, qui a vu périr entre ses murs plus d’un million de juifs, 21 000 Tziganes et des dizaines de milliers de prisonniers entre 1940 et 1945 est devenu le symbole de la barbarie nazie, de l’Holocauste et un lieu de mémoire pour toutes les victimes de la seconde guerre mondiale, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Cependant, malgré la solennité d’une telle visite, plusieurs affaires de vol sur le site ont fait l’actualité. Comme lorsqu’en 2010, un ancien leader néonazi suédois a été accusé de tentative de vol du panneau « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre), qui figure sur le portail d’entrée du camp. L’inscription métallique avait déjà été dérobée en 2009 avant d’être retrouvée sur le sol polonais, découpée en trois morceaux. En 2015, deux adolescents, élèves de la prestigieuse Perse School, l’école privée de Cambridge, avaient été surpris au sein du camp dans la zone des baraquements en possession d’objets ayant appartenu aux déportés, parmi lesquels une tondeuse à cheveux et des boutons de vêtements.

Le musée d’Auschwitz-Birkenau, qui accueille chaque année plus d’un million de visiteurs, constate régulièrement de nombreux méfaits du même ressort, comme des vols de morceaux de fils de fer barbelés.

Publié le mardi 17 juillet 2018 à 13:34, modifications mardi 17 juillet 2018 à 11:56

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