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Le Dalaï Lama admet avoir eu connaissance d’abus sexuel commis par des enseignants bouddhistes

En visite aux Pays-Bas, le Dalaï Lama a reconnu qu’il avait eu connaissance que des enseignants bouddhistes étaient accusés d’agressions sexuelles.

Ce samedi 16 septembre, le Dalaï Lama a admis à la télévision publique néerlandaise être au courant depuis les années 1990 d’agressions sexuelles commises par certains maîtres bouddhistes.

Je savais déjà ces choses là

Ainsi, le chef spirituel tibétain était en visite de quatre jours aux Pays-Bas. Il y a rencontré, vendredi 14 septembre, des victimes d’agressions sexuelles présumées commises par des enseignants bouddhistes. Or, leurs victimes, qui demandent réparation, ont formé un collectif venu interpeller le Dalaï Lama à l’occasion de la tournée du chef spirituel tibétain en Europe.

Nous avons trouvé refuge dans le bouddhisme avec un esprit et un cœur ouverts. Jusqu’à ce que nous soyons violés en son nom.

Ont dénoncé les victimes dans leur pétition, qui a reçu un millier de signatures.

Je savais déjà ces choses là. Rien de nouveau.

A déclaré le Dalaï Lama samedi soir auprès de la télévision publique néerlandaise NOS. En effet, il a expliqué que lors d’une conférence de leaders bouddhistes occidentaux en 1993 à Dharamsala, un village dans le nord de l’Inde, « quelqu’un a mentionné un problème d’allégations sexuelles ».

Cela fait 25 ans. C’est pourtant très clair dans la parole de Bouddha. Ces comportements déviants doivent être sanctionnés sévèrement. Ce sont des gens qui n’ont rien à faire de la doctrine bouddhiste. Il faut rendre ces affaires publiques afin de les confronter à la honte que cela représente.

A poursuivi le leader spirituel, ajoutant que les coupables présumés devraient avoir « honte ».

Aucun moyen d’action

Le Dalaï Lama, âgé de 83 ans, a toujours dénoncé un tel comportement « irresponsable et contraire à l’éthique ».

Pourtant, le chef spirituel n’avait cependant pas les moyens d’agir. En effet, il n’a qu’une autorité morale sur les adeptes du bouddhisme et n’aucun pouvoir de nomination ou de révocation. A la différence de son équivalent catholique, le clergé bouddhiste fonctionne selon un système décentralisé sans véritable chef ni hiérarchie. Il existe plusieurs écoles et doctrines.

Ainsi, une nouvelle rencontre est prévue en novembre entre tous les leaders spirituels tibétains à Dharamsala. Ils devraient se concerter sur ces accusations d’agressions sexuelles.

Les leaders religieux devraient être plus attentifs à cette problématique.

A conclu le Dalaï-Lama.

Publié le lundi 17 septembre 2018 à 9:42, modifications lundi 17 septembre 2018 à 8:43

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