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Iran et Irak : Un séisme de magnitude 7,3 fait au moins 335 morts

Une secousse de magnitude 7,3 a été enregistrée dimanche 12 novembre le nord-est de l’Irak et des régions frontalières en Iran et en Turquie. Il a surtout été meurtrier en Iran où il a fait plus de 330 morts et plus de 2.700 blessés.

Au moins 335 personnes ont été tuées et plus de 2.700 ont été blessées dans un tremblement de terre de magnitude 7,3.

L’épicentre du séisme a été enregistré dimanche 12 novembre, aux alentours de 18h18 GMT. Il se situait à une profondeur de 25 kilomètres à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh.

L’Iran durement touché

Selon l’Institut géologique américain (USGS), le séisme a surtout été ressenti en Iran, qui enregistre pour l’heure le bilan le plus lourd.

Pour l’heure, le pays a annoncé un bilan officiel provisoire de 335 morts et 2.500 blessés. Tous recensés dans la province occidentale de Kermanshah, limitrophe de l’Irak.

Néanmoins, ces chiffres annoncés par la cellule de crise mise en place par le ministère de l’Intérieur n’ont cessé d’augmenter au fil des heures. En Irak, où se situait l’épicentre du séisme, les responsables locaux ne parlent pour l’instant que de six morts. Les victimes ont été signalées dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon les responsables locaux.

Nous sommes en train d’installer trois camps d’urgence dans cette zone.

A déclaré à la télévision d’Etat le gouverneur adjoint de Kermanshah. Dans cette région, au moins une cinquantaine de répliques ont été ressenties depuis dimanche soir.

D’après l’agence de presse officielle Irna, des équipes de secouristes du Croissant-Rouge iranien, du Bassidj, des Gardiens de la révolution et de l’armée ont été mobilisées pour aider la population dans l’ouest de l’Iran. Toutefois, ces opérations de secours s’annoncent difficiles car certaines routes sont coupées.

En Turquie, où la secousse a également été ressentie, aucun dégât ni victime ne sont à déplorer.

Une zone sismique très sensible

Or, cette région du Moyen-Orient est une zone à risque. En effet, elle est prise en sandwich entre la plaque Eurasiatique et la plaque Arabique. Et, elle ne peut éviter la répétition de tremblement de terre. Ainsi, en décembre 2003, un séisme avait anéanti la ville historique de Bam en Iran, dans la province de Kerman (sud-est). Au moins 31.000 personnes avaient été tuées.

En avril 2013, l’Iran avait subi à quelques jours d’intervalle deux séismes. Un premier de magnitude 6,4 puis 7,7, la plus forte secousse depuis 1957 dans ce pays. Ils avaient fait une quarantaine de morts en Iran et autant au Pakistan voisin.

Avant cela, en juin 1990, un séisme d’une magnitude de 7,4 près de la mer Caspienne (nord) avait fait 40 000 morts, plus de 300 000 blessés et 500 000 sans-abri. En quelques secondes, une superficie de 2 100 km2, comprenant 27 villes et 1 871 villages repartis sur les provinces de Ghilan et de Zandjan, avait été dévastée.

Publié le lundi 13 novembre 2017 à 11:26, modifications lundi 13 novembre 2017 à 11:12

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