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La Corée du Nord annonce avoir testé avec succès une bombe H

Pyongyang a testé ce dimanche une bombe H. Un essai qui s’est révélé être une « réussite », selon les médias officiels qui ajoutent que l’engin peut être monté sur ses missiles à longue portée.

STORY - Episode 27/35

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Kim Jong-un a bel et bien procédé à un nouveau test en vue d’une frappe nucléaire, dimanche 3 septembre, en Corée du Nord. Lors d’une annonce matinale rapportée par les médias officiels du pays, Pyongyang a confirmé avoir testé une bombe H.

Les bombes à hydrogène sont beaucoup plus puissantes que les bombes atomiques ordinaires.

Ainsi, quelques heures après le sixième essai nucléaire nord-coréen, une présentatrice de la Télévision centrale coréenne a déclaré :

Le test de la bombe à hydrogène était une réussite parfaite.

Une bombe très puissante

Les autorités ont également assuré que la bombe H en question pouvait être montée sur un missile à longue portée. Ceux-là même que Kim Jong-un menace d’envoyer sur les États-Unis.

En parallèle, l’institut géologique américain USGS dit avoir enregistré, aux alentours de 12 heures (heures locales), une secousse tellurique de magnitude 6,3. Signalant une possible « explosion » dans une mine nord-coréenne.

Selon l’institut, la déflagration a été localisée à 24 kilomètres au nord-est de la ville de Sungjibaegam, dans la province de Hamgyeong Nord. Soit à proximité du lieu où la première secousse a été détectée par l’armée sud-coréenne.

C’est une explosion plutôt qu’un séisme.

A déclaré Jana Pursely, chercheuse à l’USGS.

Le séisme a été ressenti jusque dans des régions frontalières du nord-est de la Chine, ont rapporté des médias officiels chinois et des internautes locaux.

Les villes frontalières de Yanji et de Baishan ont été touchées. Mais le séisme a également été perçu dans la capitale provinciale Changchun. Soit à plus de 400 kilomètres du fleuve séparant les deux pays.

Une avancée technologique mise en doute

Néanmoins, il est encore trop tôt pour déterminer s’il s’agit bien d’une bombe thermonucléaire.

En outre, l’objectif est de savoir si cet engin a été suffisamment miniaturisé pour pouvoir être placé au sommet d’un missile. Tel que l’affirme les médias officiels.

Cependant, l’explosion de ce dimanche montre que la Corée du Nord dispose d’une capacité de dissuasion nucléaire de plus en plus crédible.

En effet, si la Corée du Nord était effectivement capable de monter une tête nucléaire sur un missile, cela pourrait accroître considérablement les inquiétudes internationales face aux menaces de frappes qu’émet régulièrement Pyongyang.

Alors que l’heure était à l’indignation au Japon, la Corée du Sud émettait de vives inquiétudes :

Si la Corée du Nord a réalisé un essai nucléaire, c’est absolument inacceptable.

A réagi le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Peu avant que le gouvernement japonais ne confirme qu’il s’agissait bien d’un essai nucléaire.

De son côté, le président sud-coréen a demandé « la punition la plus forte » contre son voisin du Nord.

De plus, Moon Jae-In a convoqué le Conseil de sécurité nationale pour une réunion d’urgence alors que l’armée sud-coréenne  relevait son niveau d’alerte.

Publié le dimanche 3 septembre 2017 à 12:55, modifications lundi 4 septembre 2017 à 14:57

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